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Le Pen et Macron se rendent coup pour coup à l’occasion du 1er mai

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Publié le 30/04/2017 à 7:25 - Mise à jour le 30/04/2017 à 7:25
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A six jours du second tour, la journée du 1er mai a été l’occasion pour les duellistes de tenir leur dernier grand meeting de campagne -la candidate du Front national en Seine-Saint-Denis, celui d’En Marche! à Paris- avant de s’affronter à nouveau dans la soirée, à distance, sur les plateaux de télévision.

A la mi-journée, devant plusieurs milliers de ses partisans réunis au Parc des Expositions de Villepinte, Mme Le Pen avait lancé la charge contre son rival, affirmant que « sa philosophie, c’est En marche ou crève! »

La réplique n’a pas tardé. Emmanuel Macron a, devant plusieurs milliers de ses soutiens rassemblés à La Villette et au milieu de drapeaux européens et français mêlés, dressé un long réquisitoire contre l' »obscénité » du FN.

Mme Le Pen « a parfaitement résumé la situation »: « En marche, c’est nous! », a-t-il notamment lancé laissant ainsi entendre que « crève », c’est l’extrême droite.

Sur TF1, il a ensuite affirmé que la candidate FN avait « constamment cherché à (l)e salir » et dénoncé un parti qui « porte la haine et la division du pays ».

Des échanges qui donnent le ton à deux jours du débat télévisé entre les deux finalistes. Il y a 15 ans, Jacques Chirac avait refusé ce rendez-vous traditionnel d’entre-deux-tours avec Jean-Marie Le Pen.

« Emmanuel Macron, c’est François Hollande qui veut rester et s’accroche au pouvoir comme une bernique », a ironisé Marine Le Pen avant de détourner la formule du candidat Hollande en 2012 -« mon adversaire, c’est le monde de la finance »- en lançant: « Faites barrage à la finance », qui « a cette fois un nom » et un « visage », celui d’Emmanuel Macron.

En évoquant « l’heure du choix » entre « l’héritière » et lui, le leader d’En Marche! a demandé, face aux huées contre Mme Le Pen: « Ne la sifflez pas! (…) Faites voter, faites la perdre dimanche prochain! », avant de parler du FN comme du « parti de l’anti-France », devant une invitée surprise, la ministre de l’Écologie et finaliste de 2007, Ségolène Royal.

M. Macron a promis de rassembler « largement » après le 7 mai, conscient des « circonstances de cette élection », et de « respecter » ceux qui voteront pour lui mais « combattront » ensuite son projet.

« Le projet de Marine Le Pen » conduit à « une guerre économique » et « à une guerre tout court », a-t-il lancé. « Le projet de l’extrême droite, c’est la violence ».

Comme chaque année, Jean-Marie Le Pen, co-fondateur du FN, dont il est aujourd’hui exclu, s’était rendu dans la matinée devant la statue de Jeanne d’Arc, à Paris. « M. Macron fait la tournée des cimetières, c’est un mauvais présage pour lui », a-t-il lâché avant de vouloir « offrir le muguet de la victoire » à sa fille.

Au même moment, Emmanuel Macron, qui multiplie les commémorations sur le thème de la lutte contre l’extrémisme, fleurissait la plaque en mémoire de Brahim Bouarram, tué par des militants proches de l’extrême droite en 1995.

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a lui aussi rendu hommage, un peu plus tard, à Brahim Bouarram, a rejoint un des défilés du 1er mai, célébré en ordre dispersé. Devant des militants scandant « résistance » et « Mélenchon Matignon », il s’est montré très ému mais n’a fait aucune déclaration.

Interrogé sur TF1 sur une hypothèse Mélenchon Premier ministre de cohabitation, M. Macron a noté qu' »ils sont plusieurs dans ce cas-là », François Baroin (LR) ayant notamment « le même syndrome ». Il a estimé que les Français n’étaient pas assez « idiots » pour élire un président « et ne pas lui donner les moyens ensuite de légiférer ».

Dans une tribune, Bernard Cazeneuve s’est adressé de son côté à M. Mélenchon et ses soutiens pour dire qu’il était « encore temps de faire le choix de la République » en appelant à voter pour Emmanuel Macron, sous peine d’une « impardonnable faute morale ».
Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté dans toute la France pour rejeter le FN mais aussi critiquer le libéralisme d’Emmanuel Macron.

Ce dernier a annoncé qu’il allait « recevoir » et « se concerter » avec syndicats et patronat mais opposé une fin de non-recevoir à M. Mélenchon qui lui demandait de retirer sa réforme du droit du travail.
 

AFP

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