jeudi 3 décembre 2020
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Le nucléaire divise toujours la ministre des Outre-mer et l’association 193

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Publié le 28/02/2019 à 22:58 - Mise à jour le 28/02/2019 à 22:58
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Quelques dizaines de manifestants ont protesté devant le Tahiti Ia Ora Beach Resort (ex-Méridien) où se tenait le forum. Annick Girardin s’est engagée à rencontrer les militants anti-nucléaire samedi, avant de retourner en métropole.

« On a avancé sur les indemnisations des victimes du nucléaire, on a avancé sur le Centre de mémoire », a-t-elle déclaré vendredi soir, à la veille de cette rencontre. L’association 193 estime au contraire que les maladies radio-induites sont mal indemnisées et Oscar Temaru dénonce « un mensonge d’État » sur la question nucléaire.

> Le Brexit inquiète 

Les Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM) de l’Union européenne, réunis à Tahiti cette semaine pour leur 17e forum, se sont inquiétés des conséquences du Brexit, notamment sur l’assistance financière que leur accorde l’Europe.
En cas de Brexit, les collectivités ultra-marines du Royaume-Uni sortiraient mécaniquement de l’Union européenne.

Dans sa déclaration politique, au terme du forum, l’OCTA (Association des PTOM de l’UE) « demande instamment à la Commission européenne de clarifier l’impact du retrait du Royaume-Uni de l’UE sur l’assistance financière et la gouvernance des programmes thématiques et régionaux ».

> Plus de financements de l’Europe ? 

L’OCTA demande aussi à l’Europe d’« augmenter substantiellement l’allocation financière globale accordée aux PTOM, en la portant de 500 à 669 millions d’euros », en s’appuyant sur un rapport du député européen Maurice Ponga.

« Le rythme de l’Europe est souvent trop lent, et je souhaite qu’on aille plus vite », a déclaré lors d’un point presse la ministre des Outre-mer Annick Girardin, venue en Polynésie pour la dernière journée d’échanges.

À ses côtés, Edouard Fritch a souligné l’impact des aides européennes dans le développement de la Polynésie.

Mike Leyral

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