lundi 13 juillet 2020
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La Route du Sud s’invite à nouveau dans l’hémicycle

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L'étude du schéma d’aménagement général de la Polynésie française (SAGE) à l'assemblée a été reportée ce jeudi mais la Route du Sud a tout de même été l'objet de discussions dans l'hémicycle...

Publié le 04/06/2020 à 16:48 - Mise à jour le 04/06/2020 à 17:13
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L'étude du schéma d’aménagement général de la Polynésie française (SAGE) à l'assemblée a été reportée ce jeudi mais la Route du Sud a tout de même été l'objet de discussions dans l'hémicycle...

Ce jeudi se tenait la 3ème séance plénière de la session administrative, à l’assemblée de la Polynésie. Une séance marquée par le retour des élus des îles, restés dans leurs archipels durant la période de confinement. Gaston Tong Sang, le président de l’institution, a retrouvé le perchoir.

C’était également la rentrée pour Wilfred Tavaearii, le maire de Taiarapu Ouest, devenu représentant au sein du groupe rouge. Il succède à Jacquie Graffe, qui a siégé 30 ans à Tarahoi.

Une minute de silence a été observée en début de séance, en hommage au tavana de Paea décédé le 22 mai. Christelle Lehartel, suivante de liste, reste au gouvernement.

Principal dossier à l’ordre du jour de cette séance : le SAGE, le schéma d’aménagement général de la Polynésie française. Son examen a finalement été reporté. Une décision dénoncée par le président du groupe Tavini Huira’atira à l’Assemblée, Tony Geros. Le représentant est également candidat à Paea, et est arrivé 2ème au 1er tour. La route du Sud constitue son principal axe de campagne, et elle fait partie des aménagements envisagés par le Pays.

Après Te Ara Nui, initié par Gaston Flosse et finalement abandonné, le projet Route du Sud qui doit relier Punaauia à Taravao a été présenté en 2016. Depuis, les manifestations contre le projet se sont enchaînées.

Ce jeudi en séance, Antony Géros a souhaité revenir sur l’arrêté paru le 12 mai dernier, prévoyant des relevés topographiques pour ce projet.

« J’ai prévenu dans mes réunions qu’il fallait faire attention parce que lors du débat sur le SAGE, le sujet de la Route du sud va revenir dans les débats. Il est important qu’à chaque fois que ce sujet est débattu à l’assemblée, il est important de venir manifester notre mécontentement et notre opposition au dossier », a-t-il déclaré alors qu’une vingtaine d’habitants de Paea, membres de l’association Mata Atea, opposée à cette route, étaient présents dans le public. Gilles Parzy, son président, a quitté la salle en interpellant le président du Pays sur cette question.

« Cette Route du Sud ne se construira pas selon ce tracé tant que je serai Vivant ! »

Edouard Fritch, président du Pays

Malgré le report de l’étude du SAGE, Edouard Fritch a tenté de clarifier la position de son gouvernement sur ce dossier de Route du Sud : « C’est au centre des débats sur la commune de Paea, et en vue des élections municipales, j’ai simplement rappelé à l’assemblée, pour éviter des malentendus ou des débats qui n’ont pas lieu d’être aujourd’hui, la majorité a préféré reporter les dossiers. J’ai donc dû, ce matin, encore une fois, préciser que je ne suis pas favorable du tout à ce projet tel qu’il est aujourd’hui, compte tenu du tracé actuel. Cette route du Sud ne se construira pas sur ce tracé tant que je resterai vivant, a lancé le président du Pays. Qu’est-ce qui gêne les populations ? Les problèmes d’expropriation. Il faut de la place pour construire des routes. Vous savez combien peuvent coûter des Viaducs de plusieurs kilomètres. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire cela. Il nous faut faire des études de topographie mais cette route ne se fera pas avant 2023, date à laquelle je dois partir, puisque je dois partir à l’issue de mon deuxième mandat. Je veux calmer la population de Paea sur ce sujet et leur dire qu’il y a danger sur cette route, il y a un vrai problème pour nos enfants de Papeari, Papara, Mataeia, qui viennent en ville à l’école. C’est un vrai problème. Il faut trouver d’autres solutions. Nous allons nous en occuper, et chercher des solutions qui préserveraient ces habitats et éviteraient de mettre les familles à la rue. »

« Nous avons eu une commission, nous en avons discuté, et ce matin, on nous appelle en conférence des présidents, et on nous annonce tout d’un coup que le dossier est retiré de l’ordre du jour ! Je me suis demandé ce qu’il se passait, a déclaré Antony Géros. J’ai proposé que l’on ne s’attache qu’à la partie concernant Tahiti. Moi j’ai retenu juste une chose : la déclaration du président selon laquelle tout dépend du maire sortant au deuxième tour. Si le maire sortant désire s’opposer au projet, il ne le fera pas, mais si ce n’est pas le cas ben… il faut une route désenclavée dans le cadre de la route du Sud. La deuxième chose qu’il a rajouté, c’est que la Route du Sud, ça va s’arrêter à Papara finalement. Alors là, c’est une vis sans fin… Route cherche suite… »

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