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En cas d’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, 9 000 personnes préfèreraient vivre en Polynésie

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Le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie provoquerait le départ de 60 000 personnes de Nouvelle-Calédonie, dont une part de Polynésiens. Tels sont les premiers résultats d’une étude réalisée par l’institut Quidnovi et présentée en commission ce mercredi à l’assemblée de la Polynésie française. Elle révèle que plus de 9 000 personnes préfèreraient vivre au fenua si la Nouvelle-Calédonie choisissait de rompre avec la France.

Publié le 28/04/2021 à 17:10 - Mise à jour le 28/04/2021 à 17:10
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Le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie provoquerait le départ de 60 000 personnes de Nouvelle-Calédonie, dont une part de Polynésiens. Tels sont les premiers résultats d’une étude réalisée par l’institut Quidnovi et présentée en commission ce mercredi à l’assemblée de la Polynésie française. Elle révèle que plus de 9 000 personnes préfèreraient vivre au fenua si la Nouvelle-Calédonie choisissait de rompre avec la France.

Quelles conséquences le référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie aura-t-il sur les migrations polynésiennes ? Une question cruciale sur laquelle s’est penchée ce mercredi une commission à l’assemblée de la Polynésie française. Après deux mois d’étude et 1 500 personnes interrogées, il apparaît clairement que les relations amicales et d’échanges sur le plan institutionnel, commercial, social et culturel sont évidentes entre nos deux territoires.

“Aujourd’hui, la Nouvelle-Calédonie est plus riche que la Polynésie. Ils ont un produit intérieur brut plus élevé. Ce sont des gens qui ont des niveaux de revenus plus importants, explique Gaston Tong Sang, le président de l’assemblée de la Polynésie française. Ce sont des gens qui ont peut-être des attaches foncières ici en Polynésie et qui peuvent aller construire sur leurs propres terres. Et on a vu d’ailleurs dans le sondage que ceux qui n’ont aucune attache avec la Polynésie, ce sont quand même des familles de cadres supérieurs. Il ne faut pas voir que le côté négatif, l’afflux des personnes, ce sont des gens qui se déplacent avec des moyens. Mais est-ce que nous sommes prêts ?”

Selon l’étude menée par l’institut Quidnovi, 780 personnes originaires de Polynésie et vivant en Nouvelle-Calédonie seraient susceptibles de rentrer au fenua. S’ajoutent 9 000 autres individus, soit 9 780 personnes au total. La Polynésie arrive donc au second rang des destinations envisagées.

“On ne peut pas se permettre de dire que ça ne nous concerne pas et puis tout d’un coup découvrir qu’il y a des Calédoniens qui sont ici, comment on fait, on est content, on n’est pas content, indique Philip Schyle, le président de la commission des institutions de l’assemblée. Non, regardons les chiffres et regardons la situation les yeux ouverts, et préparons-nous à ces échéances, et préparons-nous en conséquence. C’est véritablement le but principal de cette mission d’information. L’essentiel pour les élus polynésiens de l’assemblée, c’est que tout cela se passe dans la paix et dans cette volonté véritablement exprimée à plusieurs reprises de vivre ensemble. C’est notre souhait à tous.”

Selon l’étude, l’emploi, le rapprochement familial, le cadre de vie et la sécurité sont les principales motivations de cette migration vers la Polynésie. Sur les personnes interrogées, un peu de moins de 5 000 Polynésiens feraient aussi le choix de rester sur le Caillou en cas d’indépendance. Le rapport sera rendu public en juillet.

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