vendredi 10 juillet 2020
A VOIR

|

Emploi de ses filles à l’Assemblée: Le Roux démissionne, Fekl à l’Intérieur

Publié le

Publié le 20/03/2017 à 10:16 - Mise à jour le 20/03/2017 à 10:16
Lecture 3 minutes

A un mois d’une présidentielle déjà marquée par les soubresauts de l’affaire Fillon, ce ministère stratégique – face à la menace jihadiste comme pour l’organisation du scrutin – revient au secrétaire d’Etat au Commerce extérieur.

La passation de pouvoirs avec ce soutien du candidat socialiste Benoît Hamon – et qui du coup quitte son équipe de campagne – se tiendra mercredi à 8H30.

Titulaire du poste depuis le 6 décembre 2016, Bruno Le Roux a vu son sort vite scellé. Le parquet national financier (PNF) avait annoncé dans la journée l’ouverture d’une enquête préliminaire, confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff).

Sous le mandat de François Hollande, M. Le Roux est le cinquième ministre poussé à la démission, après Jérôme Cahuzac, Yamina Benguigui, Thomas Thévenoud et Kader Arif. 

« J’affirme mon honnêteté dans les rapports humains comme dans tous mes actes politiques », a lancé M. Le Roux, visage fermé, dans une déclaration à la presse faite en fin d’après-midi à Bobigny, depuis la préfecture de Seine-Saint-Denis, son fief électoral.

Un peu plus tôt, il avait été reçu à l’Elysée par François Hollande en compagnie de Bernard Cazeneuve. Mais, selon l’entourage de M. Hollande, le président et le Premier ministre s’étaient fait leur « conviction » dès lundi soir sur une démission de M. Le Roux.

Avant même l’annonce de l’enquête du PNF, le Premier ministre avait d’ailleurs adressé un message limpide. « Lorsqu’on est attaché à l’autorité de l’Etat, on est impeccable face aux institutions et aux règles qui les régissent », a affirmé M. Cazeneuve, sans toutefois évoquer directement la polémique.

Selon Quotidien, l’émission de TMC qui a révélé l’affaire, l’ex-ministre, à l’époque député, a employé ses filles, alors qu’elles étaient lycéennes puis étudiantes, en cumulant respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour un montant total de quelque 55.000 euros. Elles n’avaient, lors des premiers contrats, que 15-16 ans.

Certains CDD ont pu avoir lieu en même temps que des stages en entreprise ou sur le temps universitaire, à l’été 2013 pour l’une des filles, 20 jours en mai 2015 pour l’autre, selon l’émission de Yann Barthès.

« Un parlementaire ne doit pas utiliser son crédit collaborateurs pour donner de l’argent de poche à ses enfants », a fustigé l’association anticorruption Anticor.

Dans le reportage, le ministre a reconnu leur embauche ponctuelle « sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires » mais s’est défendu d’un « amalgame » avec l’affaire Fillon.

« Ces contrats ponctuels et officiels, conformes aux règles juridiques des services de l’Assemblée nationale, correspondaient tous bien sûr à des travaux effectivement réalisés », a assuré M. Le Roux à Bobigny.

Fin janvier, Le Canard enchaîné a révélé que l’épouse de François Fillon, Penelope, avait été rémunérée comme assistante parlementaire de son mari pendant de nombreuses années. Le PNF avait, dans les 24 heures, ouvert une enquête notamment pour « détournement de fonds publics » sur ces soupçons d’emplois fictifs, ensuite élargie à deux enfants du couple qui ont également été assistants parlementaires de leur père.

« Il devrait y avoir une règle simple », l’emploi d’un conjoint par un parlementaire « ne devrait pas être autorisé », « ça peut prêter à suspicion », avait alors réagi Bruno Le Roux, dénonçant « les turpitudes de François Fillon ». « Chacun son tour », a lâché mardi un proche du candidat de la droite à la présidentielle, sous couvert d’anonymat.

Une source parlementaire a cependant ironisé sur « un emploi d’été comme collaborateur »: « Ça fait rigoler, à l’Assemblée en août il n’y a personne ».

Rédaction web avec AFP

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV