dimanche 20 octobre 2019
A VOIR

|

Emmanuel Macron a mis la cohésion sociale au centre de ses vœux

Publié le

Publié le 30/12/2017 à 10:39 - Mise à jour le 30/12/2017 à 10:39
Lecture 3 minutes

« Nous avons besoin de repenser un grand projet social pour notre pays, que je déploierai durant l’année », a-t-il lancé en présentant depuis son bureau de l’Elysée les premiers vœux de son quinquennat dans une allocution de 17 minutes. Finalement classique sur la forme, il a innové avec des vœux sur internet destinés à la jeunesse en version ultra-courte de 2 minutes. 

« Je crois dans les réussites et les succès, mais que valent ces succès s’ils sont les succès de quelques-uns », ce qui « nourrit le cynisme » ? « Rien de bien durable, tant de Nations sont en train de se fracasser car seuls quelques un y réussissent », a-t-il commenté. 

Pour autant, il est resté ferme sur ses projets de réformes, quelles que soient les oppositions. S’adressant à « ceux qui ne partagent pas la politique du gouvernement », il a assuré : « Je les respecterai, je les écouterai mais je ne m’arrêterai pas d’agir. Et toujours à la fin, je ferai ». Sans revenir sur son bilan 2017, il a passé en revue les chantiers à venir, abordant frontalement deux sujets controversés : la lutte contre l’immigration illégale, avec les « indispensables contrôles d’identité » ainsi que sa promesse, pour l’instant non tenue, d’assurer un toit pour tous.

Plaidant pour une ligne à la fois « d’humanité et d’efficacité » dans la future loi sur l’immigration, il a insisté sur le « devoir moral, politique » d’accueillir, au titre du droit d’asile « ceux qui fuient leur pays parce qu’ils y sont menacés en raison de leur origine, de leur religion, de leurs convictions politiques ». Mais pour les autres, « lorsque quelqu’un qui arrive sur notre territoire ne relève pas du droit d’asile et n’a aucune chance d’obtenir la nationalité française, nous ne pouvons accepter qu’il reste des mois, des années, dans une situation d’irrégularité qui n’est bonne ni pour lui, ni pour le pays ». 

Alors qu’il lui a été reproché de ne pas avoir honoré son engagement de ne plus voir personne dans la rue avant la fin de l’année, il a réitéré cette promesse. « Comptez sur ma détermination entière en la matière », a-t-il martelé.

Parmi ses projets, il a cité « les territoires ruraux », où il veut développer les réseaux de téléphonie mobile et des transports, les quartiers populaires « pour permettre la mobilité économique et sociale », les agriculteurs qui doivent pouvoir « vivre du prix payé », l’égalité entre hommes et femmes et une simplification administrative avec le droit à l’erreur. Emmanuel Macron s’est aussi adressé à tous les Européens, réclamant leur soutien pour « dessiner un grand projet » pour l’Europe et insisté sur l’importance du couple franco-allemand, en écho à Angela Merkel qui a fait de même dans ses voeux prononcés dimanche.

« Mes chers concitoyens européens, 2018 est une année toute particulière et j’aurai besoin cette année de vous », leur a déclaré le chef de l’Etat. Reprenant enfin l’appel de John Fitzgerald Kennedy, il a recommandé aux Français de « se demander ce qu’ils peuvent faire pour leur pays » et appelé à « la renaissance française », malgré « les divisions irréconciliables (qui) minent notre pays ».

La droite et la gauche ont tous aussitôt critiqué les vœux présidentiels. Pour Gilles Platret (LR), « le compte n’y est pas ». « Il écoutera et respectera ceux qui ne sont pas d’accord, pas vu en 2017 : élus, assos, syndicats”, a ironisé Rachid Temal (PS). « De belles paroles inverses aux actes accomplis », pour Eric Coquerel (Parti de Gauche), « un rabâchage » pour Nicolas Bay (FN) et « une servile application des injonctions de Bruxelles » pour Florian Philippot (Patriotes).

(Avec l’AFP)

Dossier de la semaine : les Evasan, pour qui ? Quand ? Comment ?

De par son éclatement géographique, la Polynésie se confronte à des difficultés lors de certaines évacuations sanitaires inter-îles. Comment une Evasan est-elle déclenchée ? Qui le décide ? Quels sont les moyens à disposition ? Éléments de réponds dans notre dossier de la semaine.

La filière crevette veut faire décoller sa production

Dans le cadre de la fête de la science, l'Ifremer organise sa journée porte ouverte samedi à Vairao de 8h30 à 15 heures. Maintenant que l'institut a cédé ses droits sur la souche de la crevette bleue au pays, la filière en plein développement, ambitionne de doubler, voire de tripler sa production, face à une demande en hausse.

Quelles actions pour prévenir l’illettrisme en Polynésie ?

Facteur de décrochage scolaire, l’illettrisme fait l’objet d’une attention particulière des pouvoirs publics. Boîte à livre, ateliers lectures, ou remise à niveau : quelles actions sont déployées pour prévenir ce handicap ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

vidéos populaires

18ème salon des îles Australes du 21 octobre au...

La 18ème édition du salon des îles Australes ouvre ses portes lundi 21 octobre à l’Assemblée. Sur le thème de la "valorisation des merveilles de l’artisanat en mer et sur terre", plus de 70 exposants de l’archipel ont fait le déplacement. Ramona Tevaeara’i, présidente du comité organisateur, était l’invitée de notre journal :

Nucléaire : “Il faut que tous nos enfants connaissent...

Sept mois après la disparition de Roland Oldham, Moruroa e Tatou a un nouveau président. Hirohiti Tefaarere a tenu jeudi matin sa première réunion de travail avec les membres de son bureau. Aujourd’hui retraité de l’assemblée, Hirohiti Tefaarere est bien connu pour avoir milité aux côtés des partis indépendantistes tels que le Here Ai’a, Te Nunaa ia Ora, Ea Api avec John Teariki et enfin le Ia Mana te Nunaa. Il a aussi présidé plusieurs clubs sportifs. Cet ancien syndicaliste a été à l’origine des principales réformes sociales du pays. Membre fondateur de Moruroa e Tatou, Hirohiti Tefaarere a créé en 1988 le comité pour la paix Te Rai Hau et en 1987 la Ligue des droits de l’Homme et du citoyen. Son prochain combat : l’enseignement de l’histoire du nucléaire à l’école et faire reconnaître le 2 juillet comme jour férié.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV

X