samedi 6 juin 2020
A VOIR

|

Elections européennes: quelle mobilisation en Polynésie ?

Publié le

Publié le 16/03/2019 à 14:07 - Mise à jour le 13/06/2019 à 13:27
Lecture 3 minutes

En 2014 la France était divisée en 8 circonscriptions, dont une dévolue aux Outre mers. Le Calédonien Maurice Ponga porte, depuis deux mandats, la voix du Pacifique. Mais l’article 1 de la loi sur les élections européennes change la donne. En effet, la nouvelle loi rétablit une circonscription unique pour l’ensemble de la France. Les listes sont désormais établies au niveau national. Conséquence : Cela limite la visibilité des Polynésiens.

Autre changement : le nombre d’Eurodéputés. C’est l’un des effets directs du Brexit. De 751 il passe à 705. 27 des 73 sièges britanniques seront redistribués. La France est l’une des principales bénéficiaires avec 5 eurodéputés supplémentaires. Et passe donc de 74 à 79 représentants. Les 46 sièges restants laissés par les anglo-saxons sont placés en réserve en cas d’élargissement de l’UE.

Au fenua ce scrutin quinquennal mobilise de moins en moins depuis 10 ans. De 40% de participation en 2004, nous sommes passés à 23 en 2009 puis moins de 15% en 2014. La circonscription unique ne devrait pas encourager une évolution vers plus de participation. Une dizaine de listes nationales sont en train d’être constituées dont une par les « Gilets Jaunes ». Pour l’heure, seul un candidat local est susceptible de figurer en position éligible sur une liste.

Il s’agit d’Eric Minardi proche du Rassemblement national. Rien n’est pour l’heure arrêté mais Louis Aliot, l’un des leader du parti s’y était engagé lors de sa venue en fin d’année dernière. « Ce sera surement Eric Minardi, mais pas peut être pas seulement, parce que nous avons mis l’outremer au cœur de notre programme politique et tous les territoires seront représentés sur notre liste nationale aux élections européennes. »

Une autre Polynésienne souhaite porter la voix du fenua à Bruxelles sous les couleurs d’En Marche… « La liste est en cours de validation. Il y a une candidate locale que je ne nommerais pas dans le respect de la procédure. Nous avons des tracts, tout un kit de propagande qui nous sera fourni pour agir sur le terrain. » précise Philippe Bercegol.

Pas d’autre candidat sont officiellement lancé pour l’heure. Seul le Tahoera’a Huira’atira a affiché clairement son choix. Le parti soutiendra les Républicains. Le Tapura à ce jour n’a pas pris de position en faveur d’une quelconque force politique. Pas plus que le Tavini, qui devrait néanmoins déterminer une posture le week-end prochain lors de son séminaire.

Heiura Les Verts n’a pas de candidat local mais compte bien se mobiliser. « On nous a toujours dit que cela ne servait à rien, que c’était ridicule, c’était loin. Toutes les mauvaises excuses sont valables pour se justifier d’un non engagement. Nous nous sommes fidèles à nos engagements, on soutiendra la liste Europe Ecologie Les Verts qui est principalement composée de personnalités issues pour la plupart du parlement européen, des gens expérimentés et il y aura  certainement très peu de représentants des Dom-Tom. Ceci étant, cela ne modifie en rien la perspective que nous avons, qui est qu’il faut penser global et pour penser global, il ne faut pas uniquement regarder son pito. » estime Jacky Bryant.

Electeurs, pour la première fois, la date limite d’inscription sur les listes électorales a été repoussée. Vous avez encore deux semaines, jusqu’au 31 mars, pour vous enregistrer. Vous pouvez également désormais vérifier en ligne si vous figurez sur les listes de votre commune.
 

Rédaction web avec Laure Philiber

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Covid-19 : Tahaa mise sur le tourisme local pour...

Comment survivre après la crise liée au Covid-19 ? L’ouverture vers l’international étant encore impossible, les prestataires touristiques du fenua doivent revoir leurs offres et se tourner vers la clientèle locale pour garder la tête hors de l’eau, comme c'est déjà le cas à Tahaa.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV