dimanche 25 octobre 2020
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Edouard Fritch : « Notre ami Jacques Chirac »

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L'ancien président Jacques Chirac est décédé ce jeudi matin à son domicile à Paris à l'âge de 86 ans. Edouard Fritch, président de la Polynésie, a souligné sa mémoire dans une interview qu'il a accordé ce matin à TNTV.

Publié le 26/09/2019 à 11:58 - Mise à jour le 27/09/2019 à 9:12
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L'ancien président Jacques Chirac est décédé ce jeudi matin à son domicile à Paris à l'âge de 86 ans. Edouard Fritch, président de la Polynésie, a souligné sa mémoire dans une interview qu'il a accordé ce matin à TNTV.

« Nous venons de perdre un grand ami, ami des Polynésiens et de la Polynésie française, qui tout au long de sa vie politique a été très sensible aux problématiques de ce Pays, bien avant l’autonomie. 

Avec Gaston Flosse, ils ont formé un couple d’union qui a été très constructif, au travers du Tahoera’a huiraatira notamment et des relations que nous avions à l’époque avec le RPR et l’UMP.

C’est quelqu’un qui a été très à l’écoute, et qui est souvent venu en Polynésie. D’ailleurs, on ne peut plus compter le nombre de fois où il est venu nous rendre visite. Et bien sûr, il nous a accompagné dans cette grande aventure de l’autonomie, que nous avons obtenu sous le mandat de François Mitterrand en 1984. Ensuite, nous avons grandi avec des gouvernements socialistes, mais avec l’appui constant et permanent de notre ami Jacques Chirac.

(Crédit photo : Présidence de la Polynésie française)

Lorsqu’il a été élu en 1995 il a effectivement souhaité reprendre les essais un petit moment, mais, il ne faut pas l’oublier, il a surtout arrêté définitivement les essais nucléaires et accepté le principe d’une dette de l’État envers la Polynésie française. Ces essais ont contribué à la place que la nation tient aujourd’hui sur l’échiquier mondial. La possession de cette arme de dissuasion assure depuis la sécurité des français, y compris la nôtre.

« j’espère un jour retrouver un personnage aussi aimant vis-à-vis de la Polynésie « 

C’est ce qu’on peut retenir de ce grand personnage, que c’était une personne très affective, quelqu’un de très humain, qui aimait sa population et qui a beaucoup aimé les Polynésiens jusqu’à la fin de son mandat présidentiel. C’est une grande tristesse pour nous, j’espère un jour retrouver un personnage aussi aimant vis-à-vis de la Polynésie, et je crois qu’Emmanuel Macron est en train de prendre cette voie.

Si Chirac a reconnu la dette, Macron a été le premier président à reconnaître de façon officielle les dégâts causés par les essais en Polynésie française. Donc on voit bien que tout au long de l’histoire de notre Pays, chaque président a, à sa façon, apporté une contribution au rayonnement de la Polynésie. Mais Chirac reste celui qui a noué des liens beaucoup plus forts, beaucoup plus amicaux et affectifs avec ce Pays.

On va, bien entendu, s’associer à la journée de deuil nationale lundi, et il y aura certainement un office religieux ici pour sa mémoire. Ce sera notre façon à nous de participer au deuil de la famille. J’ai aussi demandé à Jean-Christophe Bouissou, actuellement à Paris, de nous représenter là-bas aux obsèques du président. »

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