jeudi 7 juillet 2022
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Combien coûte l’élection présidentielle aux communes de Polynésie ?

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À quelques heures du second tour de la Présidentielle, les communes se préparent. Installation des isoloirs, des chapiteaux ou de la propagande électorale : les dépenses sont nombreuses pour assurer la tenue du scrutin. Nos équipes se sont rendues à Papeete et Faa’a pour les évaluer.

Publié le 23/04/2022 à 10:28 - Mise à jour le 23/04/2022 à 10:32
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À quelques heures du second tour de la Présidentielle, les communes se préparent. Installation des isoloirs, des chapiteaux ou de la propagande électorale : les dépenses sont nombreuses pour assurer la tenue du scrutin. Nos équipes se sont rendues à Papeete et Faa’a pour les évaluer.

À Papeete, c’est à l’école de Mamao qu’ont été installés les bureaux de vote. Les élèves ont dû rester à la maison pour permettre leur mise en place. Les classes ont été réaménagées, les isoloirs remontés. Il a fallu aussi installer des éclairages supplémentaires, des postes informatiques, des chapiteaux… Une trentaine d’agents ont été mobilisés.

“On installe les isoloirs etc. Ensuite on vérifie tout ce qui est sanitaires, poignées de portes, pour que ce soit impeccable. Qu’il n’y ai pas de casse. Chaque service a sa part de travail”, explique Isidore Teahu, responsable d’une équipe technique à Papeete.

Samedi soir, il faudra tout démonter et réinstaller les classes. Alors si la démocratie n’a pas de prix, les élections, elles, ont un coût. Selon Rémy Brillant, directeur général des services à la mairie de Papeete, “grosso modo, sur un tour, on est autour de 2 millions, 2.5 millions. Donc une élection à deux tours, c’est tout de suite 5 millions. Ce sont des budgets quand même qu’il faut prévoir. Cette année on a 4 tours on va dire. Les deux tours pour la présidentielle et les deux tours pour les législatives en sachant qu’il y a une petite différence quand même. Quand ça se passe le samedi, beaucoup de personnel sont en récupération parce que c’est un jour ouvrable. Mais quand ça se passe le dimanche comme les prochaines élections législatives, là le personnel va être payé en heures supplémentaires et c’est normal.”

À Faa’a, c’est sur le site de Vaitupa que les bureaux sont installés. “C’est l’événement citoyen le plus important les élections. Là où on mobilise le plus d’agents, c’est surtout ce week-end. Le samedi il y a environ 70 agents qui travaillent pour que cet événement se passe au mieux pour la population”, explique le responsable des élections à la mairie de Faa’a, Tauitau Tokoragi.

Faa’a compte à peu près autant d’électeurs que Papeete, et investit à peu près la même somme. Mais alors que près de 7 Polynésiens sur 10 ne se sont pas déplacés lors du 1er tour, ces dépenses valent-elles la peine ? “Il faut en tant que collectivité, tenir ces élections. C’est un devoir pour le maire, pour le conseil municipal et pour la commune de tenir ces élections.”

Pour Rémy Brillant, “c’est aussi la liberté de chacun mais en tout cas s’il y avait plus de monde, ça ferait plaisir à ceux qui se donnent et travaillent pour organiser et permettre aux gens de pouvoir exprimer leur choix.”

Côté Etat : la propagande électorale est également conséquente plus de 2 millions de bulletins et 7000 affiches lors du premier tour. 400 000 bulletins cette fois-ci. Sans compter la mise sous pli et la distribution. Le coût du matériel de vote et de son traitement restent un secret bien gardé par les services du Haut-commissariat, qui n’ont pas souhaité nous le communiquer.

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