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Climat : Australie et Nouvelle-Zélande ne relèvent pas le défi lancé par les petites Îles du Pacifique

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Publié le 09/09/2015 à 4:18 - Mise à jour le 09/09/2015 à 4:18
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Réunis juste avant le Forum, cette semaine en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les SIS (Small Island States) avaient fait de cette limite à 1,5°C leur cheval de bataille. Plusieurs îles du Pacifique, comme les Kiribati, Vanuatu, Tuvalu ou les Marshall sont frappées par les effets du changement climatique.

La montée des eaux, la sécheresse et la destruction des cultures par l’eau de mer engendrent déjà des déplacements de population. Et le phénomène El Nino provoque le blanchiment du corail et la destruction des écosystèmes marins, ainsi que des cyclones plus forts et plus fréquents.
Les chefs d’Etats des petites îles du Pacifique estiment que le réchauffement climatique va amplifier ces catastrophes naturelles, et qu’une hausse de 2° de la température moyenne serait « désastreuse ».

Malgré la volonté de consensus affichée à la sortie du forum, les dissensions étaient perceptibles entre les petites îles menacées et les deux pays industrialisés d’Océanie.
« Aucun d’entre nous n’a l’intention de mettre en danger des industries importantes, comme l’agriculture en Nouvelle-Zélande, ou l’exploitation des ressources en Australie » a justifié en conférence de presse Tony Abbott, le premier ministre australien. « Nous devons être de bons éco-citoyens, mais nous devons aussi avoir des économies fortes, la prospérité et des emplois », a-t-il poursuivi.
Il a précisé que l’Australie prévoyait de réduire de 26 à 28% ses émissions de gaz à effet de serre, et la Nouvelle-Zélande de 30%, ce qui a été approuvé par le premier ministre kiwi, John Key. Ils ont souligné que cet effort était bien plus important que dans les autres pays industrialisés de la zone Asie-Pacifique.

A ses côtés, le Président des Kiribati, Anote Tong, a toutefois regretté : « c’est de notre survie qu’il s’agit. Pas de problèmes économiques, mais avant tout de survie » avant de terminer sur une pirouette diplomatique : « ce qui est positif aujourd’hui, c’est que nous allons être capables de repartir d’ici avec une position sur laquelle nous ne sommes pas totalement en désaccord ».
Une opposition frontale des Etats insulaires face à la Nouvelle-Zélande et l’Australie est difficile, tant ces petites communautés dépendent des aides de ces deux pays, par exemple en matière de développement, ou de surveillance des pêches.

Le Forum des Îles du Pacifique s’achève toujours sur un consensus. Les petits Etats insulaires prévoient cependant de porter leurs propres ambitions pour la planète devant la COP21, à Paris en décembre.

Mike Leyral
 

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