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Campagne électorales : les robes et chemises délaissées au profit des tricots

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Publié le 07/04/2018 à 13:03 - Mise à jour le 15/06/2019 à 3:17
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Pas de campagne électorale sans elles : les chemises et robes traditionnelles aux couleurs du parti que l’on soutient… pendant des années, quelques semaines avant la campagne électorale et encore plus le jour J : on les voyait habiller les partisans…
Une pratique qui se perd… Si aucun marchand de tissu n’accepte de le dire face caméra, tous admettent que la tradition appartient au passé. 

La boutique qui a fourni la chemise que porte le président du Tapura’a Huira’atira sur son affiche vend également le modèle hors campagne, tout comme ceux de plusieurs candidats en lice dans les autres formations. Mais aucune commande spécifique n’a été passée.
 

Les tenues plus habillées font place au tricot… davantage passe-partout. « Il y a des personnes qui portent encore des chemises et des polos, mais pour nous militants, nous préférons les t-shirts. C’est facile à porter. Ça se porte tous les jours, explique une militante du Tahoera’a. Les tissus moins chers c’est plutôt pour nous et les tissus un peu plus chers c’est pour ceux qui ont la classe. »

« Pour nous c’est une question de budget. Et c’est un port qui peut être réalisé à tout moment de la journée  vous pouvez le porter à la maison, à l’extérieur. Il n’y a pas de considération. Alors qu’une chemise, c’est déjà beaucoup plus solennel, pour des moments plus particuliers », explique Jacky Bryant colistier de E reo Manahune. 
 
Au Tavini, pas de mot d’ordre. Le choix de la tenue a été laissé à chaque section. Si l’usage du bleu est recommandé, les autres couleurs ne sont pas exclues… « On a laissé le choix à chaque section de choisir un dress code s’ils veulent. sinon, comme vous pouvez le voir sur notre affiche, il y en a qui s’habillent en rose, en vert… il n’y a pas d’interdit », déclare Mateata Materouru, directrice adjointe de la campagne du Tavini Huira’atira

La nouvelle loi électorale, plus stricte, a sans doute joué un rôle dans le déclin de la chemise, et l’hégémonie du tricot… Car l’investissement peut difficilement être rentabilisé, le jour J, les tenues ostentatoires étaient proscrites dans les bureaux.
L’obligation de mentionner le nom des donateurs dans les comptes de campagnes a aussi contribué à changer les pratiques.
Les budgets des formations politiques également. « Nos t-shirts ne sont pas gratuits. Nous les vendons. Parce qu’il faut équilibrer nos comptes. Un tricot c’est aussi un outil de campagne. Quand quelqu’un a un tricot et qu’il se déplace avec c’est comme une affiche que tu as collée dans le dos, comme l’homme-sandwich qui a recto verso quelque chose… », estime Jacky Bryant. 

Rédaction web avec Laure Philiber 

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