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Affaire Radio Tefana : pour Antony Géros, la justice en Polynésie est partiale

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Mercredi, le Tavini Huiraatira appelaient la population à manifester pacifiquement devant le palais de justice pour soutenir Oscar Temaru, prévenu au procès Radio Tefana. Antony Géros, le président du groupe Tavini à l’assemblée était l'invité de nos journaux :

Publié le 14/06/2019 à 10:58 - Mise à jour le 26/06/2019 à 8:45
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Mercredi, le Tavini Huiraatira appelaient la population à manifester pacifiquement devant le palais de justice pour soutenir Oscar Temaru, prévenu au procès Radio Tefana. Antony Géros, le président du groupe Tavini à l’assemblée était l'invité de nos journaux :

Vous appelez donc la population à se rendre mardi devant le tribunal pour soutenir Oscar Temaru. Expliquez-nous. 
“Oscar Temaru est un homme politique qui a le courage de ses idées et qui, l’année dernière, a déposé un recours pour crimes contre l’humanité contre tous les présidents de la République qui ont exercé depuis l’époque où les essais nucléaires ont été pratiqués en Polynésie jusque à aujourd’hui. Suite à cette démarche de M. Temaru, l’Etat semble avoir orchestré une démarche machiavélique pour l’exclure de la vie politique. La première étape de cette démarche a concerné l’exclusion de M. Temaru de ses fonctions de représentant à l’assemblée de la Polynésie. Ils ont réussi puisque malgré les déclarations des rapporteurs publics qui ont siégé tant à la commission nationale de contrôle des comptes de campagne que celui qui a siégé au sein du conseil d’Etat, les décideurs, que ce soit les membres de la commission nationale ou les magistrats du Conseil d’Etat, n’ont pas tenu compte de ces observations (…) Il a été exclu de ses fonctions de représentant à l’assemblée. Il ne parle plus à l’assemblée. On lui a retiré ce droit. Et aujourd’hui, il lui reste quoi ? Ses fonctions de maire. On a trouvé une excuse pour très rapidement orchestrer une procédure que nous dénonçons puisque de l’enquêteur gendarme, il se retrouve devant le juge (…)”

Je rappelle quand même que l’enquête préliminaire a démarré en 2015… 
“Il y a trop de coincidences qui laissent à penser qu’aujourd’hui ils veulent en faire une affaire d’exemplarité en matière de décision judiciaire. On l’a exclu de ses fonctions de représentant à l’assemblée et maintenant on va l’exclure de ses fonctions de premier magistrat de la commune de Faa’a.”

Pour les dossiers Radio Bleue et Radio maohi, il y a eu des procès. En quoi est-ce que c’est différent dans ce cas là ?
“On a demandé à avoir accès au dossier le plus rapidement possible. Ce n’est que deux semaines avant le jugement qu’on a eu le dossier. On a regardé le dossier et il n’y a rien dedans. Il n’y a aucune comparaison avec les affaires qui ont été audiencées au titre de Radio Bleue ou bien Radio Maohi. Aucune comparaison, aucune similitude. Donc on attend le 18 juin pour que la justice nous dise de quoi on accuse M. Temaru.”

Pour vous c’est une cabale orchestrée depuis Paris ?
“Complètement. Il suffit d’une décision de justice pour que lui soit retiré le droit d’être premier magistrat de la commune de Faa’a comme il lui a été retiré le droit  d’être représentant à l’assemblée de Polynésie pour tout le reste du mandat.”

Vous sous entendait que la justice est partiale en Polynésie ? 
“Complètement”

Donc vous invitez la population à le soutenir… 
“Alors quand même monsieur Temaru a exercé 35 ans. Il est à sa 36e année de mandat de maire de la commune de Faa’a. Et aujourd’hui on s’apprête à lui retirer ce mandat. Moi qui ai officié au près de lui depuis 25 ans, j’ai vu la manière, la sobriété avec laquelle il menait la gestion des deniers publics de la commune de Faa’a. J’ai lu les rapports de tous les magistrats qui ont entrepris le contrôle des comptes de la commune de Faa’a. La commune de Faa’a a été la seule commune qui a été contrôlée par la cour des comptes et j’étais en fonction dans cette commune lorsque ils sont venus contrôler. (…) On a évoqué Radio Tefana et à aucun moment ils ont trouvé à redire (…) je demande quand même à la population de (…) venir calmement le 18 juin.” 

 

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