Une délinquance en hausse, +24% de violences sexuelles en Polynésie entre 2021 et 2022

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Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a publié la 7e édition du bilan « Insécurité et délinquance » pour l’année 2022. Cet organisme note que la plupart des indicateurs de la délinquance sont en augmentation aussi bien dans les collectivités d’Outre-mer (COM) que dans les départements et régions d’Outre-mer (DROM), ainsi que dans l’Hexagone. En Polynésie, le chiffre qui ressort est celui de 24% d'augmentation des violences sexuelles entre 2021 et 2022. La plus forte augmentation de tout le territoire français. Un article en partenariat avec nos confrères d'Outremers360

Publié le 02/10/2023 à 9:40 - Mise à jour le 02/10/2023 à 10:13

Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) a publié la 7e édition du bilan « Insécurité et délinquance » pour l’année 2022. Cet organisme note que la plupart des indicateurs de la délinquance sont en augmentation aussi bien dans les collectivités d’Outre-mer (COM) que dans les départements et régions d’Outre-mer (DROM), ainsi que dans l’Hexagone. En Polynésie, le chiffre qui ressort est celui de 24% d'augmentation des violences sexuelles entre 2021 et 2022. La plus forte augmentation de tout le territoire français. Un article en partenariat avec nos confrères d'Outremers360

Les victimes de coups et blessures volontaires enregistrées par la police et la gendarmerie sont en hausse en 2022 par rapport à 2021, avec des données presque similaires en Polynésie (+9%), en Nouvelle-Calédonie (+8%) et dans l’ensemble des DROM (+7%).

Selon le SSMSI, cette augmentation s’explique en premier lieu par la hausse du nombre de victimes de violences intrafamiliales, qui s’élève respectivement de 15%, 13% et 14% pour les territoires cités. Le Service statistique précise que « le taux de victimes de coups et blessures volontaires enregistrées par habitant est plus élevé en 2022 en Nouvelle-Calédonie (11,9‰) et en Polynésie française (8,9‰) que dans les DROM (7,9‰). (…) Au total, sur l’ensemble des coups et blessures volontaires enregistrés par les services de police et de gendarmerie, le taux de victimes pour 1000 habitants s’établit à 10,2‰ dans les COM en moyenne contre seulement 5,2‰ en France métropolitaine ».

+24% de violences sexuelles en Polynésie

Le nombre de violences sexuelles enregistrées par habitant en 2022 est identique en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie (1,5‰, pour mille) et quasiment similaire à celui observé dans les DROM (1,6‰). Entre 2021 et 2022, il a augmenté plus fortement en Polynésie (+24%) qu’en Nouvelle-Calédonie (+4%) et que sur l’ensemble des DROM (+7%).

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En ce qui concerne les vols violentsqui incluent les vols avec arme et les vols violents sans arme (respectivement 17% et 83% du total pour l’ensemble des COM), ils sont nettement moins fréquents en Polynésie et en Nouvelle- Calédonie que dans les DROM : respectivement 0,5 et 0,7 vols violents ont été enregistrés pour 1000 habitants en 2022, contre 2‰ dans les DROM, relève le SSMSI. « La situation de ces deux collectivités se rapproche davantage de la situation observée en France métropolitaine (1‰). Leur nombre est en très forte hausse en 2022 par rapport à 2021, en Polynésie française (+48%) et en Nouvelle-Calédonie (+10%), alors qu’il est en baisse dans les DROM, de 5%. » En outre, rapporté à la population, le nombre de vols sans violence en 2022 reste plus élevé en Nouvelle-Calédonie (7,9‰) qu’en Polynésie ou dans les DROM (6,1‰ et 5,2‰ respectivement) mais en deçà de la situation observée dans l’Hexagone (10‰).

« En 2022, le nombre de destructions et dégradations volontaires augmente légèrement sur un an en Polynésie française (+1%), et en Nouvelle-Calédonie ainsi que sur l’ensemble des DROM (+2%) », constate également le SSMSI. Toutefois, si on les rapporte à la population, les destructions et dégradations volontaires demeurent toujours moins fréquentes en 2022 en Polynésie (3,3‰), que dans les DROM (6,3‰) ou en Nouvelle-Calédonie (10,8‰). Pour les escroqueries, leur nombre a été plus important en Polynésie ou en Nouvelle-Calédonie en 2022 qu’en 2021 (respectivement +30% et +45%) que celles enregistrées dans les DROM (+4%). 

Concernant l’usage ou le trafic de stupéfiants, « les COM dans leur ensemble affichent une baisse de 17% en 2022 du nombre de mis en cause pour usage de stupéfiants et de 14% pour trafic de stupéfiants, alors que ces indicateurs sont en hausse en France métropolitaine (respectivement +14% et +5%). Dans le même temps, dans les DROM, le nombre de mis en cause pour trafic de stupéfiants progresse également (+16%) », écrit le SSMSI. Le nombre de délits pour usage de stupéfiants pour 1000 habitants reste toutefois plus important en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie en 2022 (respectivement 3,5‰ et 2,8‰), que sur l’ensemble des DROM (2,2‰), soit un niveau voisin de celui de la France hexagonale (3,8‰).

Une baisse de 22% de l’usage de stupéfiants relevée en Polynésie

Enfin, pour trois des territoires d’Outre-mer les moins peuplés (Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Wallis-et-Futuna), « le nombre de crimes et délits enregistrés par habitant en 2022 est globalement inférieur à celui enregistré dans les COM et dans les DROM, pour toutes les atteintes », observe le SSMSI. Exception, Saint-Martin, où le nombre de faits enregistrés par habitant y est supérieur à celui observé dans les DROM (de moins de 0,5 point environ pour les escroqueries, jusqu’à 12 points environ pour les vols de véhicules). Le ministère de l’Intérieur et des Outre-mer note cependant que « le nombre de vols de véhicules, de victimes de vols sans violence et d’escroqueries ainsi que le nombre de mis en cause pour usage de stupéfiants par habitant est également plus élevé à Saint-Barthélemy que pour l’ensemble des DROM, d’environ 6 points, 3 points, 2 points et 1 point respectivement ».

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