jeudi 13 mai 2021
A VOIR

|

Sabine Boiron reste en prison

Publié le

Condamnée à 7 ans de prison pour proxénétisme par le tribunal correctionnel en août dernier, Sabine Boiron demandait ce jeudi sa remise en liberté dans l’attente de son procès en appel programmé au mois de janvier. Sa requête a finalement été rejetée et l’ex institutrice reste en détention.

Publié le 12/12/2019 à 14:14 - Mise à jour le 13/12/2019 à 16:52
Lecture < 1 min.

Condamnée à 7 ans de prison pour proxénétisme par le tribunal correctionnel en août dernier, Sabine Boiron demandait ce jeudi sa remise en liberté dans l’attente de son procès en appel programmé au mois de janvier. Sa requête a finalement été rejetée et l’ex institutrice reste en détention.

« Je vis une détention en isolement car je n’ai pas encore vu mon fils (…) et ma fille pleure tous les soirs, donc c’est très difficile », a déclaré, en larmes, Sabine Boiron aux magistrats de la cour d’appel chargés de statuer sur sa demande.

L’ex-institutrice a assuré avoir tourné la page de son passé mêlant consommation d’ice et prostitution, parfois de mineures.

Sauf que la présidente de la cour a fait état d’un courrier rédigé par l’une de ses codétenues, et adressé à son mari. Elle y évoque « notre Barbione » qui apprend à d’autres détenues « les tenues, les gestes et les paroles » à adopter en société.

« Elle nous a dit : ‘vous voulez du champagne ou de la bière. Arrêtez de faire les mijaurées et à bas les strings’ », écrit-elle encore.

« Vous appelez ça un enfer ? », a donc demandé la présidente à Sabine Boiron. « Je le découvre. Je ne comprends pas les écrits de cette détenue », lui a répondu l’ex institutrice, gênée.

L’avocat général s’est opposé à sa remise en liberté craignant une réitération des faits et d’éventuelles « pressions sur les victimes ». Position à laquelle s’est finalement rangée la cour d’appel. Sabine Boiron restera donc en prison jusqu’à son nouveau procès le 23 janvier.

A noter que l’homme d’affaires Thierry Barbion, condamné dans le même dossier, sollicitait, lui, un assouplissement de son contrôle judiciaire pour pouvoir se rendre à Bora Bora. Mais son avocat s’est désisté de cette demande à l’ouverture de l’audience.

infos coronavirus