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Rétrospective 2019 : une année de justice

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L’actualité judiciaire de l'année 2019 a été marquée par l’explosion du trafic d’ice, la comparution de plusieurs leaders politiques devant les tribunaux, ou encore des affaires de mœurs qui ont marqué l’opinion.

Publié le 27/12/2019 à 9:00 - Mise à jour le 27/12/2019 à 16:01
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L’actualité judiciaire de l'année 2019 a été marquée par l’explosion du trafic d’ice, la comparution de plusieurs leaders politiques devant les tribunaux, ou encore des affaires de mœurs qui ont marqué l’opinion.

L’année judiciaire 2019 a essentiellement été marquée par l’explosion du nombre d’affaires d’ice au fenua. 114 personnes ont été condamnées pour trafic dans le courant de l’année, contre une moyenne de 30 entre 2009 et 2016.

En janvier, pour la première fois, les gendarmes ont également démantelé un laboratoire de fabrication de méthamphétamine installé à Tautira. Plusieurs personnes, dont un couple, ont été interpellées et mises en examen.

De gros dossiers ont également été jugés au cours de l’année par le tribunal correctionnel, comme l’affaire Papy Ellis ou celle dite « Sarah Nui » 1. Des peines de 7 et 8 ans de prison ferme ont été prononcées contre les têtes pensantes de ces réseaux.

(crédit photo : archives Tahiti Nui Télévision)

2019 a aussi été marquée par une importante saisie de cocaïne sur un voilier en provenance du Panama. Au mois de mai, les gendarmes s’invitaient à bord de ce monocoque à Apataki. Là, ils mettaient au jour pas moins de 436 kilos de drogue destinés au marché néo-zélandais ou australien. Le capitaine et les trois membres d’équipage ont été interpellés.

(crédit photo : archives Tahiti Nui Télévision)

Le paka est lui aussi toujours dans le collimateur des autorités judiciaires. En fin d’année, le milliardaire canadien Guy Laliberté en a fait les frais. 48 plants de cannabis ont été saisis sur son atoll de Nukutepipi. Ce qui a valu une garde à vue et une mise en examen pour détention et culture de stupéfiants au fondateur du Cirque du Soleil qui attend les suites de la procédure.

(crédit photo : archives Tahiti Nui Télévision)

Plusieurs dossiers politico-judiciaires ont également marqué l’année. Au mois de juillet, le président Edouard Fritch et l’ex-président Gaston Flosse ont été condamnés pour détournement de fonds publics dans l’affaire dite de la citerne d’eau d’Erima. Le premier a écopé de 5 millions d’amende et de 46 millions de dommages et intérêts. Le président du Tahoera’a a lui été condamné à 2 ans de prison avec sursis, 10 millions d’amende et 3 ans d’inéligibilité. Une décision dont ils ont tous deux fait appel.

(crédit photo : archives Tahiti Nui Télévision)

Gaston Flosse pourrait cependant échapper à un nouveau procès aux côtés de l’homme d’affaires Hubert Haddad. En novembre, la chambre de l’instruction a estimé que cette affaire de corruption présumée, débutée il y a de longues années, était désormais prescrite. Pour tenter de sauver la procédure, le parquet général a saisi la cour de cassation qui rendra sa décision dans plusieurs mois.

(crédit photo : archives Tahiti Nui Télévision)

Oscar Temaru s’est lui aussi retrouvé sur les bancs du tribunal, dans le dossier Radio Tefana. Pour prise illégale d’intérêts, le tavana de Faa’a, qui dénonce une cabale politique, a été condamné en septembre à 6 mois de prison avec sursis. La radio, elle, doit s’acquitter d’une lourde amende de 100 millions. Là aussi, les avocats de la défense ont fait appel du jugement.

(crédit photo : archives Tahiti Nui Télévision)

Diverses affaires de mœurs ont également fait du bruit. Comme celle de Wilfrid Atapo alias DJ Fred. En novembre, l’animateur de boîte de nuit a été condamné à 7 ans de prison. Le trentenaire a fait plus de 80 victimes mineures et obtenu plus de 1500 clichés et vidéos pornographiques en piratant des comptes Facebook ou en faisant chanter les adolescentes.

(crédit photo : archives Tahiti Nui Télévision)

L’ex-institutrice Sabine Boiron est elle aussi en détention. En août, le tribunal l’a condamnée à 7 ans de prison pour proxénétisme aggravé. L’homme d’affaires Thierry Barbion, accusé dans le même dossier d’avoir eu recours à une prostituée mineure, a lui écopé de 4 ans de prison. Mais il a été remis en liberté dans l’attente du procès en appel.

(crédit photo : archives Tahiti Nui Télévision)

En appel justement, le dossier du crash d’Air Moorea a été étudié durant plus de deux semaines au mois de novembre. Comme en première instance, le parquet général a requis des peines de prison ferme contre plusieurs dirigeants de la compagnie. L’accusation soutient que c’est un défaut d’entretien de l’appareil qui a entraîné la rupture de son câble à cabrer, causant la mort de 20 personnes. Ce que conteste la défense. Le délibéré sera rendu le 23 janvier.

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