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Provocation à l’usage de paka : 1 mois avec sursis requis contre le président de THC en appel

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Le président fondateur de l’association Tahiti Herb Culture, Karl Anihia, a comparu jeudi après-midi devant la cour d’appel pour provocation à l’usage de stupéfiant. Un procès qui fait suite à la manifestation menée par l’association le 5 mars dernier au cours de laquelle elle avait planté un pied de cannabis devant l’assemblée de la Polynésie française. Une action destinée à susciter le débat sur le cannabis récréatif pour les avocats de la défense. Mais un délit pour le parquet général qui a demandé une condamnation.

Publié le 22/01/2021 à 10:21 - Mise à jour le 22/01/2021 à 10:21
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Le président fondateur de l’association Tahiti Herb Culture, Karl Anihia, a comparu jeudi après-midi devant la cour d’appel pour provocation à l’usage de stupéfiant. Un procès qui fait suite à la manifestation menée par l’association le 5 mars dernier au cours de laquelle elle avait planté un pied de cannabis devant l’assemblée de la Polynésie française. Une action destinée à susciter le débat sur le cannabis récréatif pour les avocats de la défense. Mais un délit pour le parquet général qui a demandé une condamnation.

Le 5 mars 2020, l’association THC avait fait grand bruit en plantant un pied de paka sur le parvis de la place Tarahoi pour militer en faveur de l’usage du cannabis thérapeutique.

“C’était une action pour choquer, une tribune pour s’exprimer. (…) Loin de nous l’idée de vouloir provoquer le trafic. Ce ne sont pas des criminels que l’on accueille, mais des malades”, s’est justifié jeudi après-midi Karl Anihia face aux juges de la cour d’appel.

Ses avocats, qui ont plaidé la relaxe, ont eux évoqué la liberté d’expression sur un sujet qui suscite le débat dans de nombreux pays, dont la France aujourd’hui.

“Nous estimons que l’acte militant qui a été réalisé par M. Anihia n’est pas une provocation à l’usage de stupéfiant comme le prétend le ministère public, mais c’est bien une provocation au débat, explique Me Edouard Varrod, son avocat. Le but était de soulever une question devant l’assemblée territoriale et la preuve c’est que ça a marché. C’est-à-dire que M. Anihia a été invité par le président de l’assemblée territoriale, M. Gaston Tong Sang, pour discuter de cette question avec lui. En permanence les gens s’exposent, lorsqu’ils défendent l’idéologie du cannabis, à des poursuites pour l’infraction pour laquelle M. Anihia est poursuivi : provocation à l’usage de cannabis. Alors que ce n’est pas du tout le but de leur discours.”

“Planter publiquement un pied de cannabis n’est pas un débat et cela tombe sous le coup de la loi”, a rétorqué l’avocat général. Pour lui, l’association THC se “cache derrière l’usage du cannabis thérapeutique pour tenter d’obtenir la légalisation du cannabis récréatif”.

Le magistrat a donc requis une peine d’un mois de prison avec sursis à l’encontre de Karl Anihia. La cour d’appel rendra son délibéré le 4 février.

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