vendredi 23 octobre 2020
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Procès Sarah Nui : des prévenus aux profils variés

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Le procès du dossier Sarah Nui se poursuit. Depuis mardi, les 14 prévenus ont été interrogés tour à tour sur ce trafic d’ice estimé à 3 kg de drogue. Des hommes et des femmes aux profils variés, dont des manœuvres, un garagiste mais aussi un enseignant également entraîneur de futsal. Tous ont été soumis à un feu nourri de questions de la part du tribunal. Le compte rendu d’audience :

Publié le 02/10/2019 à 16:47 - Mise à jour le 03/10/2019 à 8:29
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Le procès du dossier Sarah Nui se poursuit. Depuis mardi, les 14 prévenus ont été interrogés tour à tour sur ce trafic d’ice estimé à 3 kg de drogue. Des hommes et des femmes aux profils variés, dont des manœuvres, un garagiste mais aussi un enseignant également entraîneur de futsal. Tous ont été soumis à un feu nourri de questions de la part du tribunal. Le compte rendu d’audience :

Si les 14 prévenus au procès ont un point commun, c’est leur appétence pour l’ice dont ils étaient consommateurs, revendeurs ou grossistes. Une drogue qui circule aujourd’hui dans toutes les couches de la société polynésienne comme l’a encore rappelé ce matin le tribunal.

Et le dossier Sarah Nui ne déroge pas à cette règle. Parmi les personnes impliquées : des manœuvres, un pêcheur mais aussi un ancien restaurateur devenu mécanicien, ou cette jeune femme, détentrice d’un BTS et appelée la « patrona » en raison de son implication dans le trafic.

Autre profil détonant : celui de Jacob Tutavae. Ce trentenaire est instituteur de profession mais était aussi le coach de la sélection tahitienne de Futsal. Il est aujourd’hui accusé d’avoir servi d’intermédiaire entre des vendeur d’ice et Francis Tarano, le principal mis en cause dans ce procès.

Un rôle qu’il a reconnu à minima à l’audience. Si l’enseignant s’est risqué au trafic, c’était, a-t-il dit, pour payer un billet d’avion en métropole pour l’une de ses sœurs qui devait accompagner sa grand-mère évasanée. Des explications qui semblent farfelues alors que l’homme gagnait 450 000 Fcfp par mois. « C’est un besoin d’argent rapidement. Pas de solution parce que c’est quelqu’un qui est d’une famille où il n’y a pas d’entre-aide, c’est le seul qui travaille d’une famille de 8 enfants des îles, explique son avocat Me Loris Peytavit. Il y a un besoin de subvenir à ces besoins là. On ne voit que cette solution là et c’est étonnant pour tout le monde j’ai envie de dire parce que ce n’est pas quelqu’un qui a des revenus négligeables. Mais effectivement c’est à un moment donné une solution qu’il a pu envisager. Qui n’était évidemment pas la bonne et il en répondra devant le tribunal. C’est quelqu’un qui a tout perdu ».

Comme les autres prévenus, l’enseignant déchu risque désormais 10 années de prison ferme. En fin de journée, le procureur a rendu ses réquisitions : 6 ans contre Tamanu Oti, le cousin de Tarano et 5 ans contre Jacob Tutavae, l’enseignant. Jeudi, ce sera au tour des avocats de la défense de livrer leurs plaidoiries.

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