dimanche 27 septembre 2020
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Premier jour du procès Air Moorea : la partie civile se montre confiante

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Le procès en appel du crash d’Air Moorea a ouvert ce mardi matin. Très attendue, cette première audience a permis de rappeler les faits ainsi que les pistes écartées par les enquêteurs. Comme celle du malaise du pilote ou celle d’une erreur de pilotage. Des hypothèses qui évoquent forcément de mauvais souvenirs aux familles des victimes.

Publié le 12/11/2019 à 16:55 - Mise à jour le 13/11/2019 à 15:13
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Le procès en appel du crash d’Air Moorea a ouvert ce mardi matin. Très attendue, cette première audience a permis de rappeler les faits ainsi que les pistes écartées par les enquêteurs. Comme celle du malaise du pilote ou celle d’une erreur de pilotage. Des hypothèses qui évoquent forcément de mauvais souvenirs aux familles des victimes.

Blanc de rigueur ce mardi matin au palais de justice de Papeete. Un dress code symbolique pour les 137 proches des disparus, et un air de déjà-vu pour ce procès en appel. Un an après la condamnation des cadres de la compagnie pour homicide involontaire, la défense va tenter de démolir la thèse de la rupture de câble. De nouveaux témoins doivent être cités, en l’occurrence, des experts en aéronautique. Pas de quoi inquiéter les familles des victimes pour autant.

« Cela fait plus de 13 ans que ça dure. Des nouveaux témoins ? Ils auraient été stupides de les cacher la première fois. Donc c’est encore une invention, une stratégie. Qu’ils la tente, mais ça reste des attitudes peu respectueuses des familles et de la vérité » déclare Nikolaz Fourreau, président de l’association 987. « Ils essaient d’endormir le dossier. Ils jouent avec des êtres humains qui ont souffert (…) On est usés de revivre ça. On retombe dans les mêmes travers à chaque fois. C’est pénible. Cela va être trois longues semaines. (…) Mais on va se tenir correctement. Une fois de plus, on efface notre envie de manifester pour que la justice soit rendue. (…) La clé de ce dossier, ce sont les vies humaines, donc qu’on finisse (les parties civiles seront entendues à la fin du procès, NDLR) sur ce que ressente les familles me semble être le plus juste. On pourra réagir sur des propos, des attitudes… » poursuit-il.

Les familles des victimes, vêtues de blanc. (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Bien renseigné sur cette affaire pour l’avoir traité en première instance, la cour est très vite entrée dans le vif du sujet. Les contrôles d’identité d’usage et les rappels des faits ont vite laissé place aux débats. À commencer par la responsabilité des sept prévenus, cités à comparaître pour homicide involontaire.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

« J’ai le sentiment que la cour connaît bien le dossier. (…) Les parties civiles abordent ce dossier avec confiance, et c’est vrai que ce point de vue-là, le jugement du tribunal correctionnel de Tahiti est extrêmement bien motivé sur les questions de faits comme sur les questions de droits. Donc nous sommes confiants. (…) La difficulté pour les familles des victimes, c’est d’entendre à nouveau la thèse d’un accident qui serait pas exemple de la faute du pilote, ce qui n’a absolument aucun sens. La défense va essayer de distiller le douter, c’est son travail. Mais un certain nombre d’éléments viennent démentir ce genre d’approches. Pour elles, c’est une épreuve de revenir à nouveau et d’entendre des choses qui sont difficilement audibles » explique maître Etienne Rosenthal, avocat de la partie civile.

Dès demain mercredi, la défense devrait appeler à la barre ses experts en aéronautique.

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Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, et le directeur de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) par intérim, Vincent Dupont, ont signé, vendredi, une convention relative au prêt de trésorerie de 9,6 milliards de Fcfp, accordé par le Pays au profit de la CPS.

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