jeudi 22 avril 2021
A VOIR

|

Navire échoué à Marutea : l’armateur va devoir payer près d’un milliard au Pays

Publié le

Le juge des référés du tribunal administratif de Polynésie a condamné, ce mardi, le propriétaire du navire Sheng Long Yu, qui s’était échoué sur l’atoll de Marutea Nord en 2017, à verser à la Polynésie la somme de 975 millions de Fcfp. L’intéressé n’avait pas respecté l’obligation de nettoyer les lieux et de retirer l’épave.

Publié le 25/08/2020 à 17:12 - Mise à jour le 25/08/2020 à 19:01
Lecture < 1 min.

Le juge des référés du tribunal administratif de Polynésie a condamné, ce mardi, le propriétaire du navire Sheng Long Yu, qui s’était échoué sur l’atoll de Marutea Nord en 2017, à verser à la Polynésie la somme de 975 millions de Fcfp. L’intéressé n’avait pas respecté l’obligation de nettoyer les lieux et de retirer l’épave.

La note est salée pour le propriétaire du navire taiwanais Sheng Long Yu 21 qui s’était échoué en novembre 2017 sur le récif extérieur de Marutea Nord.

En décembre 2017, le tribunal administratif l’avait enjoint à « prendre toutes les mesures nécessaires à la prévention de la pollution susceptible d’être causée par les hydrocarbures, les fluides frigorifiques, et tous autres produits nocifs présents à l’intérieur de l’épave ». Mais aussi à retirer celle-ci sous astreinte de 500 000 Fcfp par jour de retard.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Or, le tribunal a constaté que le propriétaire du navire « n’a pris aucune mesure pour exécuter l’ordonnance ».

L’armateur taiwanais est donc condamné à verser au Pays « la somme de de 490 000 000 Fcfp pour la période du 20 décembre 2017 au 25 août 2020 et la somme de 485 000 000 Fcfp pour la période du 30 décembre 2017 au 25 août 2020 ». Soit près d’un milliard au total.

> (Re)voir notre reportage sur le Sheng Long Yu 21

Pour rappel : le pays a dépêché ces derniers mois des équipes spécialisées sur l’atoll pour dépolluer le navire.

Son propriétaire a encore la possibilité de faire appel de la décision du tribunal.

infos coronavirus