mardi 15 juin 2021
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Leur maison part en fumée, ils demandent à la commune une indemnisation

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Un couple de Moorea a vu leur maison brûler en mars 2018. Ils ont demandé à la commune de les indemniser à hauteur de 62 millions de Fcfp. Selon eux, la pompe du camion-citerne des pompiers ne fonctionnait pas le soir de l'incendie, engendrant une perte de temps considérable. Un récit qui diverge des rapports et comptes rendus étudiés par le tribunal qui a fini par rejeter la requête du couple.

Publié le 08/06/2021 à 16:56 - Mise à jour le 08/06/2021 à 16:56
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Un couple de Moorea a vu leur maison brûler en mars 2018. Ils ont demandé à la commune de les indemniser à hauteur de 62 millions de Fcfp. Selon eux, la pompe du camion-citerne des pompiers ne fonctionnait pas le soir de l'incendie, engendrant une perte de temps considérable. Un récit qui diverge des rapports et comptes rendus étudiés par le tribunal qui a fini par rejeter la requête du couple.

Suite à l’incendie qui a ravagé leur maison le 29 mars 2018, un couple habitant l’île soeur a demandé à la commune de Moorea-Maiao de les indemniser. Cette dernière est accusée de ne pas avoir réalisé d’améliorations en matière de lutte contre les incendies, notamment concernant la réglementation des bornes à incendie. Selon le couple, malgré les différents appels des riverains dès 3 heures du matin le soir de l’incendie, le sapeur-pompier volontaire ne serait arrivé qu’à 5h10, avec un camion-citerne dont la pompe ne fonctionnaient pas.

L’intérieur de la maison ayant été entièrement ravagé, le couple aurait demandé une indemnisation à la commune avant de se tourner vers le tribunal administratif, faute de réponse. Mais les rapports et le compte-rendu de sortie de secours du 29 mars 2018 fait état d’une toute autre version.

L’appel téléphonique reçu par le centre de secours n’aurait été passé qu’à 4h53, permettant aux sapeur-pompiers d’arriver sur les lieux à 5h15. À partir de là, plusieurs camions citernes des pompiers se relaient pour finalement maîtriser l’incendie à 9h26. Par ailleurs, aucun texte réglementaire applicable au fenua n’impose le respect d’une distance de 200 à 300 mètres entre chaque borne incendie, contrairement à ce qu’avance le couple.

Le tribunal administratif a finalement rejeté la requête du couple et les a condamné à verser la somme de 150 000 Fcfp à la commune de Moorea-Maiao.

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