samedi 12 juin 2021
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Les quatre salariés licenciés de l’Intercontinental de Moorea demandent leur réintégration

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Les quatre salariés de l’Intercontinental, licenciés en septembre dernier après les accusations de viol d’une de leurs collègues, demandent leur réintégration. Suite au classement sans suite de l’enquête, ils ont saisi ce lundi matin le tribunal du travail pour faire annuler leurs licenciements.

Publié le 16/12/2019 à 16:15 - Mise à jour le 16/12/2019 à 16:21
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Les quatre salariés de l’Intercontinental, licenciés en septembre dernier après les accusations de viol d’une de leurs collègues, demandent leur réintégration. Suite au classement sans suite de l’enquête, ils ont saisi ce lundi matin le tribunal du travail pour faire annuler leurs licenciements.

Trois mois après avoir été licenciés, les quatre salariés de l’Intercontinental de Moorea veulent être réintégrés. Renvoyés pour des faits présumés de harcèlement sexuel, ils avaient été accusés de viol par l’une de leurs jeunes collègues. Ce qui avait poussé la direction de l’hôtel à sévir.

Mais l’enquête judiciaire a finalement été classée sans suite par le parquet, faute d’éléments probants. Leur avocat a donc saisi en référé le tribunal du travail pour faire annuler leur licenciement et obtenir le paiement de leurs salaires depuis leur mise à pied. 

« Je m’appuie sur une jurisprudence de la cour de cassation qui considère que lorsque vous licenciez des personnes, des salariés sur la base de témoignages anonymes, explique Me Stanley Cross, leur avocat, la cour de cassation a considéré que ça portait atteinte à l’article 6-1 et 6-3 de la convention européenne des droits de l’Homme. On est en totale violation des libertés fondamentales. »

Pour l’avocat, ses clients ont été injustement mis en cause par leur jeune collègue. Et ils font les frais de ces accusations.

« Il y a quand même une ou deux familles qui n’ont pas de revenus aujourd’hui, confie-t-il. Les autres familles ont l’épouse qui travaille, mais c’est absolument dramatique pour eux. »

A la demande de l’avocat de la direction de l’hôtel, qui n’a pas souhaité s’exprimer, le dossier a finalement été renvoyé au 20 janvier. 

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