dimanche 13 juin 2021
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Le syndicat Otahi attaqué pour diffamation

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Mardi, Lucie Tiffenat et sa déléguée syndicale à la Banque de Tahiti, Danièle Bertho, ont comparu devant le tribunal correctionnel pour diffamation envers le délégué syndical de A Tia i Mua autour d’une affaire de harcèlement moral.

Publié le 05/05/2021 à 14:49 - Mise à jour le 05/05/2021 à 14:49
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Mardi, Lucie Tiffenat et sa déléguée syndicale à la Banque de Tahiti, Danièle Bertho, ont comparu devant le tribunal correctionnel pour diffamation envers le délégué syndical de A Tia i Mua autour d’une affaire de harcèlement moral.

Chaude ambiance à la Banque de Tahiti. Une partie de son personnel s’est rendue au tribunal pour soutenir son camp. D’un côté Otahi, syndicat majoritaire au sein de la banque, sa secrétaire générale Lucie Tiffenat et Danièle Bertho, la déléguée du syndicat et secrétaire du comité d’entreprise. De l’autre, A Tia I Mua et son délégué à la BT, Cyril Boiron. Ce dernier a réussi à obtenir le renvoi d’un salarié pour harcèlement moral. Dans la foulée, il annonce d’ailleurs sa volonté de créer une association contre ce type de harcèlement.

« En période d’élection, ses actions efficaces faisaient de l’ombre » estime son avocat. Aussitôt Otahi avait organisé une conférence de presse et accusé le délégué A Tia I Mua d’être un harceleur. Danièle Bertho en serait la preuve : elle a été mise en arrêt pour avoir subi les pressions de Cyril Boiron.

« L’inspection du travail a reconnu qu’elle était en état de souffrance », indique son avocat, Théodore Céran-Jérusalemy. « Sa propre direction l’a reconnu également et lui a donné un coach pour la remettre en bon état parce qu’elle était en très mauvais état. Elle était dépressive, proche du suicide ».

Du côté du délégué A Tia i Mua, le combat syndical n’excuse pas tout. Et si son adversaire est souffrante, les bases du mal seraient ailleurs.

« Effectivement, ce qui est établi dans le dossier, c’est que Madame Bertho a des troubles du sommeil », reconnaît Brice Dumas, l’avocat de Cyril Boiron. « Je crains cependant que ses troubles du sommeil soient dus à une action qui est pendante à l’heure actuelle, c’est-à-dire la future expertise des comptes du comité d’entreprise dont elle est la secrétaire générale et qui pourrait aboutir à la révélation de certaines irrégularités ».

O’tahi a été cité directement devant le tribunal par son adversaire, le procureur n’a donc pas eu à requérir. Cyril Boiron demande ainsi à être indemnisé à hauteur de 400 000 Fcfp par Lucie Tiffenat et sa délégué pour diffamation. Mais il demande avant tout à être rétabli dans son honneur. Le tribunal rendra sa décision le 8 juin.

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