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Le septuagénaire se travestissait pour approcher des petites filles

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Un homme de 77 ans a été condamné, ce mardi, à deux ans de prison avec sursis pour corruption de mineures. Habillé en femme, il avait sollicité des faveurs sexuelles auprès des 5 jeunes filles, dont la plus jeune avait 8 ans, en mai 2015 à Hitia’a.

Publié le 15/10/2019 à 15:54 - Mise à jour le 17/10/2019 à 9:27
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Un homme de 77 ans a été condamné, ce mardi, à deux ans de prison avec sursis pour corruption de mineures. Habillé en femme, il avait sollicité des faveurs sexuelles auprès des 5 jeunes filles, dont la plus jeune avait 8 ans, en mai 2015 à Hitia’a.

Le septuagénaire, absent au procès, s’était rapproché de ses victimes qui se baignaient à la rivière du PK 38,8. Portant une perruque et maquillé, il s’était présenté comme étant une femme.  Puis la conversation avait rapidement pris une connotation sexuelle. L’homme leur a demandé si elles avaient déjà regardé des films pornographiques et leur a proposé une relation alors qu’il enlevait son short pour dévoiler un simple string. 

Les petites filles ont rapidement alerté leurs parents et le septuagénaire a pris la poudre d’escampette. Mais un adulte a eu la bonne idée de relever sa plaque d’immatriculation.

Entendu, le mis en cause a dans un premier temps nié les faits. Puis les a reconnus. Son entourage ignorait que le vieil homme, présenté comme très pieux, s’habillait régulièrement en femme.

“Je fais ça parce que ça me plait tout simplement. Je vis seul et j’ai besoin de présence. J’ai trouvé du plaisir en me travestissant“, avait-il expliqué aux gendarmes.

Pour son avocat, c’est son âge avancé qui explique son passage à l’acte auprès de mineures. “Mon client n’a jamais été condamné. C’est le dossier de la démence sénile. Il approche les 80 ans. Il n’a plus tout à fait la maîtrise de ce qu’il était”.

Autre explication avancée par le conseil : le fait que l’homme avait une jumelle, décédée à la naissance : “Ça a formé sa personnalité particulière. Il veut peut-être vivre la vie de sa sœur“.

Il n’en demeure pas moins que le septuagénaire “a planté une graine délétère dans le cerveaux” de ses jeunes victimes, a tonné la procureure, “pour un enfant exposé à ça, c’est d’une telle violence“.

En plus des deux ans de sursis, l’homme fait désormais l’objet d’une mise à l’épreuve de 3 ans qui prévoit une obligation de soins, le dédommagement des victimes, et l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs.

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