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Le CHPF condamné à verser plus d’un million de Fcfp pour une faute lors d’un traitement de chimiothérapie

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Le tribunal administratif a condamné le Centre hospitalier de la Polynésie (CHPF) a indemniser les héritiers d'une ancienne patiente aujourd'hui décédée des suites de son cancer, qui avait subi une extravasation d’un produit de chimiothérapie lors d’une perfusion.

Publié le 16/06/2020 à 14:46 - Mise à jour le 16/06/2020 à 18:16
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Le tribunal administratif a condamné le Centre hospitalier de la Polynésie (CHPF) a indemniser les héritiers d'une ancienne patiente aujourd'hui décédée des suites de son cancer, qui avait subi une extravasation d’un produit de chimiothérapie lors d’une perfusion.

Sophie T., aujourd’hui décédée des suites d’un cancer, était traitée par chimiothérapie palliative au centre hospitalier de la Polynésie française. Le 26 mai 2014, alors qu’elle recevait son traitement de chimiothérapie, elle a été victime d’une extravasation (épanchement du liquide injecté dans les tissus environnants). Cela a entraîné la diffusion du produit qui lui été administré dans des tissus du sein et du cou. La toxicité du produit a causé des douleurs et une nécrose des tissus affectés, ce qui a notamment nécessité douze interventions chirurgicales avec greffe de peau.

Dans sa décision, le tribunal administratif souligne que la patiente « n’a pas bénéficié d’une surveillance adéquate dans les minutes qui ont suivi l’injection du produit de chimiothérapie qui lui a été administré le 26 mai 2014, ce qui a conduit à ce qu’un délai de 30 minutes s’écoule entre le début du traitement et le diagnostic d’extravasation effectué par une infirmière à son arrivée au chevet de la patiente. Il résulte en outre de l’instruction que la perfusion n’a pas été arrêtée, comme elle aurait dû l’être, immédiatement après le diagnostic d’extravasation, un délai de 15 minutes s’étant encore écoulé entre ce diagnostic et l’arrêt de l’injection. L’expert a ajouté qu’au moment des faits, il n’existait aucune procédure particulière relative à la prise en charge d’une extravasation au sein du centre hospitalier de la Polynésie française, alors que l’injection d’un produit de chimiothérapie par la voie d’un cathéter nécessite une surveillance médicale spécifique avant et pendant le traitement. Ces manquements dans le diagnostic et la prise en charge de l’extravasation sont constitutifs d’une faute de nature à engager la responsabilité du centre hospitalier de la Polynésie française. »

Le CHPF a été condamné à verser solidairement aux héritiers de la défunte la somme de 1 600 000 Fcfp. Le centre hospitalier devra également verser 14 478 669,50 Fcfp à la caisse de prévoyance sociale.

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