samedi 26 septembre 2020
A VOIR

|

La justice oblige un conjoint violent à quitter le domicile familial, une première en Polynésie

Publié le

C’est une première en Polynésie. Ce mercredi matin, la justice a ordonné à un homme de 24 ans accusé de violences habituelles sur sa compagne, de quitter le domicile familial jusqu’à son procès. Il devra résider dans un foyer où il sera suivi par le service d’insertion et un psychologue. Ce nouveau dispositif pourrait être étendu si ces résultats s’avéraient efficaces.

Publié le 05/08/2020 à 15:50 - Mise à jour le 06/08/2020 à 8:22
Lecture 2 minutes

C’est une première en Polynésie. Ce mercredi matin, la justice a ordonné à un homme de 24 ans accusé de violences habituelles sur sa compagne, de quitter le domicile familial jusqu’à son procès. Il devra résider dans un foyer où il sera suivi par le service d’insertion et un psychologue. Ce nouveau dispositif pourrait être étendu si ces résultats s’avéraient efficaces.

Il y a quelques jours, ce jeune homme de 24 ans s’en ai pris une nouvelle fois à la mère de ses enfants. Déféré au tribunal ce matin, il s’est vu imposer par la justice de quitter le domicile familial jusqu’à son procès prévu au mois de septembre. Une première au fenua grâce à un accord passé entre la justice, le service d’insertion et de probation et l’association Bon Samaritain. 

La victime, qui s’est vue délivrer 5 jours d’incapacité de travail en raison des violences, ne risque donc plus de devoir subir les coups de son compagnon. Et elle continuera de vivre dans son cadre habituel. « C’est une vraie protection pour elle. Elle peut d’abord bénéficier du logement commun. C’est elle la victime, pourquoi c’est elle qui devrait quitter le domicile ? C’est ça la raison. Elle reste dans son logement, avec ses enfants, et protégée par ce dispositif », détaille le procureur général près la cour d’appel de Papeete, Thomas Pison.

Pour ce qui est du conjoint violent, il sera contraint de résider dans un foyer jusqu’à son procès. Il y sera suivi par des assistants sociaux mais aussi un psychologue. Et il ne pourra entrer en contact avec sa compagne. Selon son avocat Me Pascal Gourdon, le jeune homme adhère totalement à la démarche : « il a conscience que sa compagne est victime. (…) Il y a des hommes qui sont violents pour des raisons qui les dépassent, mais qui ont aussi conscience que leur comportement n’est pas tolérable et ils ont besoin simplement d’être aidés pour arriver à « guérir » de ces réactions excessives. »

Seules quelques places en foyer sont actuellement ouvertes mais le dispositif pourrait monter en puissance. Reste que tous les prévenus pour violences domestiques ne pourront en bénéficier. Les dossiers seront traités au cas par cas, explique Thomas Pison : « Il faut voir par rapport à la gravité des faits, au problème de la vie en commun avec le conjoint. Il y a plein de choses qui rentrent en ligne de compte. Et il faut effectivement avoir le bon profil pour que cela fonctionne. »

infos coronavirus

Témoignage : elle raconte comment elle a vécu la covid-19

Heureusement, tous les malades de la Covid ne développent pas de forme grave, comme en témoigne Me Brigitte Gaultier. Cette avocate au barreau de Papeete vient juste de reprendre son activité après plusieurs jours d’arrêt contraints et forcés. La sexagénaire a en effet contracté le virus après un rendez-vous avec l’un de ses clients. Durant 5 jours, elle a ressenti courbatures et grande fatigue, mais n’a jamais craint pour sa vie.

Le Pays accorde un prêt de 9,6 milliards de Fcfp à la CPS

Le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, et le directeur de la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) par intérim, Vincent Dupont, ont signé, vendredi, une convention relative au prêt de trésorerie de 9,6 milliards de Fcfp, accordé par le Pays au profit de la CPS.

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Sénatoriales : Michel Villar, le compagnon de route discret...

Michel Villar est candidat aux élections sénatoriales sous la bannière du Tavini Huiraatira. "Compagnon de route discret" d'Oscar Temaru depuis une trentaine d'années, il a rejoint le leader indépendantiste de façon plus publique depuis les territoriales, et maintenant les sénatoriales.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV