mercredi 24 février 2021
A VOIR

|

Homme séquestré à Punaauia : un juge d’instruction finalement saisi

Publié le

Les deux individus suspectés d’avoir séquestré et aspergé d’essence un homme, dimanche 15 décembre dans un cabanon de Punaauia, n’ont finalement pas été jugés en comparution immédiate ce lundi. Le tribunal a estimé qu’en raison des multiples zones d’ombre entourant le dossier, un juge d’instruction devait être saisi pour diriger une enquête.

Publié le 23/12/2019 à 16:45 - Mise à jour le 26/12/2019 à 9:21
Lecture < 1 min.

Les deux individus suspectés d’avoir séquestré et aspergé d’essence un homme, dimanche 15 décembre dans un cabanon de Punaauia, n’ont finalement pas été jugés en comparution immédiate ce lundi. Le tribunal a estimé qu’en raison des multiples zones d’ombre entourant le dossier, un juge d’instruction devait être saisi pour diriger une enquête.

Dimanche 15 décembre, les deux mis en cause, aux physiques de rugbymen, auraient séquestré l’homme qu’il suspectait d’avoir dérobé un sac-banane contenant une forte somme d’argent au beau-père de l’un d’eux.

Trainée dans un cabanon, la victime a été séquestrée durant plusieurs heures, frappée à coups de pied et de poing, puis aspergée de mazout. « Ils menaçaient de me couper les doigts pour que j’avoue », a-t-elle expliqué lors de son audition chez les gendarmes avant de se faire délivrer 10 jours d’incapacité de travail par un médecin.

Mais difficile de comprendre ce qu’il s’est réellement passé ce jour-là. La victime évoque également la présence d’une « voyante » lors de sa séquestration et celle d’un petit garçon de dix ans venu l’identifier comme l’auteur du vol.

Difficile aussi de savoir le montant exact de la somme volée, sans parler de sa provenance qui laisse penser à un trafic d’ice. Certains des protagonistes ont avancé le chiffre de 700 000 Fcfp, d’autres de plusieurs millions.

Au vu de toutes ces zones d’ombre, et estimant que leurs clients n’étaient probablement pas les « commanditaires » de cette expédition punitive, les avocats des deux mis en cause ont réclamé la désignation d’un juge d’instruction pour qu’une enquête approfondie soit menée. Une position à laquelle s’est finalement rangé le tribunal.

Les deux hommes doivent donc être présentés au magistrat dans le courant de la soirée en vue d’être mis en examen. Des confrontations avec d’autres personnes présentes au moment des faits seront organisées.

infos coronavirus