vendredi 4 décembre 2020
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Habité par des « esprits », il frappe son épouse

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Un homme de 37 a été condamné ce lundi en comparution immédiate à 18 mois de prison dont 6 avec sursis pour avoir porté de violents coups de poing et de pied à son épouse, la semaine dernière à Punaauia. Des violences qu’il a mises sur le compte des "mauvais esprits" qui viennent régulièrement lui rendre visite selon ses dires.

Publié le 20/01/2020 à 17:07 - Mise à jour le 21/01/2020 à 17:29
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Un homme de 37 a été condamné ce lundi en comparution immédiate à 18 mois de prison dont 6 avec sursis pour avoir porté de violents coups de poing et de pied à son épouse, la semaine dernière à Punaauia. Des violences qu’il a mises sur le compte des "mauvais esprits" qui viennent régulièrement lui rendre visite selon ses dires.

Le 14 janvier, vers 4 heures 30 du matin, le trentenaire, ancien militaire, a indiqué à sa femme qu’il se rendait au magasin et lui a demandé ce qu’elle désirait. Cette dernière a maugréé quelques mots qu’il n’a pas compris. Il s’est alors soudainement énervé et lui a porté de multiples coups. La faute selon lui aux mauvais esprits auxquels il doit régulièrement faire face.

« Quand j’ai frappé ma femme. J’étais là mais je n’étais pas là. Je voulais me battre seul contre les esprits. C’est pour cela que je me suis énervé », a-t-il expliqué depuis le box des prévenus ce lundi.

L’homme avait été déployé en Côte d’Ivoire lorsqu’il était militaire de carrière. Un traumatisme selon lui. « J’ai vu beaucoup de chose. Le sang, les enfants déchiquetés. Psychologiquement c’était difficile », a-t-il confié au tribunal tout en étant persuadé que ce passé délicat n’avait aucun lien avec le fait qu’il se sentait possédé.

« Je ne sais pas pourquoi je lui tape dessus. Je suis peut-être malade. Mais quand j’étais petit, j’étais toujours tabassé », a-t-il ajouté.

Par le passé, l’homme s’en était déjà pris à son épouse et à leur fils. Sa femme a d’ailleurs décidé de quitter Tahiti après les violences de la semaine dernière et de rompre avec lui. Du moins jusqu’à ce qu’il se fasse soigner. Des soins, c’est justement ce qu’a prononcé le tribunal en plus de la peine de 18 mois de prison dont 6 avec sursis et mise à l’épreuve de 2 ans. Et le  trentenaire a reconnu en avoir besoin.

Pour ce qui est de la prison, il souhaitait y échapper. « Comment voulez-vous que je sorte de la violence si vous m’envoyez là-bas où il y a de la violence. Par contre, je vous demande de m’aider », avait-il lancé aux magistrats avant qu’ils ne partent délibérer.

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