mercredi 25 novembre 2020
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Fratricide de Paea : les enfants de la victime disent pardonner leur oncle

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Au palais de justice aujourd’hui s'est déroulé le deuxième et dernier jour du procès d’un quadragénaire devant la cour d’assises. L’homme est accusé d’avoir donné des coups mortels à son frère aîné lors d’une bagarre, en mars 2018 à Paea. Une nouvelle fois, aujourd’hui, il a assuré n’avoir jamais voulu la mort de son proche. Quant aux enfants de la victime, ils disent avoir pardonné à leur oncle, qui a été condamné à 10 ans de prison ferme.

Publié le 04/09/2020 à 16:00 - Mise à jour le 05/09/2020 à 8:34
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Au palais de justice aujourd’hui s'est déroulé le deuxième et dernier jour du procès d’un quadragénaire devant la cour d’assises. L’homme est accusé d’avoir donné des coups mortels à son frère aîné lors d’une bagarre, en mars 2018 à Paea. Une nouvelle fois, aujourd’hui, il a assuré n’avoir jamais voulu la mort de son proche. Quant aux enfants de la victime, ils disent avoir pardonné à leur oncle, qui a été condamné à 10 ans de prison ferme.

À la barre ce matin, les enfants de la victime sont invités à s’exprimer. Notamment la cadette, témoin de la rixe le soir du drame. Une jeune fille de 19 ans qui n’a pas souhaité charger davantage son oncle. « C’est mon père qui a cherché tonton. Il était en colère, il disait plein de choses. Et ils se sont bagarrés », a-t-elle déclaré, en précisant que son oncle ne s’était pas acharné sur la victime, comme un autre témoin a pu le dire. 

Elle et sa sœur assurent avoir aujourd’hui pardonné. Fait peu habituel, elles ont même demandé à ce que leur oncle sorte rapidement de prison. « Ce n’était pas volontaire. C’est notre tonton. On s’aime malgré tout », a déclaré l’une d’elles. « La famille a besoin de se reconstruire. Et dans la reconstruction, ce pardon est nécessaire. C’est leur vision des choses, il faut respecter, comme leur religion, dont elles ont parlé ce matin leur impose ce pardon » a explique Me Temanava Bambridge-Babin, avocate des enfants de la victime.

Depuis son box, leur oncle leur a lui aussi demandé pardon, répétant à plusieurs reprises qu’il aimait son frère et qu’il n’avait jamais voulu le tuer. Compte tenu de son profil psychiatrique, le quadragénaire est schizophrène et sous tutelle, son avocat a soulevé la question de l’altération de son discernement au moment des faits.

Dans ses réquisitions, l’avocat général a lui aussi considéré que l’accusé ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales le soir du drame. Mais il a souligné en reprenant les conclusions des experts que l’homme était « dangereux » et que le risque de récidive était « important ». En raison de quoi, il a réclamé une peine de 8 années de prison assorties d’un suivi socio-judiciaire de 10 ans lorsque le quadragénaire sortira de détention.

L’accusé a été condamné dans la soirée à 10 ans de prison ferme.

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