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Décès d’un enfant soigné au ra’au tahiti : 1 an de prison avec sursis pour le tradipraticien

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Le délibéré dans l'affaire d'un enfant de 16 mois décédé le 14 juillet 2016 à Bora Bora par défaut de soin est tombé ce mardi matin. Le tradipraticien, dont les massages ont aggravé l'état de santé de l'enfant, et les grands-parents, qui ont empêché les parents d'emmener l'enfant à l'infirmerie, écopent de peines de prison avec sursis.

Publié le 09/02/2021 à 9:10 - Mise à jour le 09/02/2021 à 9:14
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Le délibéré dans l'affaire d'un enfant de 16 mois décédé le 14 juillet 2016 à Bora Bora par défaut de soin est tombé ce mardi matin. Le tradipraticien, dont les massages ont aggravé l'état de santé de l'enfant, et les grands-parents, qui ont empêché les parents d'emmener l'enfant à l'infirmerie, écopent de peines de prison avec sursis.

Sept membres d’une même famille étaient poursuivis pour avoir causé involontairement la mort d’un enfant de 16 mois, le 14 juillet 2016 à Bora Bora. Le délibéré de l’affaire est tombé ce mardi matin.

Le premier tradipraticien qui a procédé aux massages qui ont conduit à accélérer la dissémination des staphylocoques et streptocoques a été condamné à 1 an de prison avec sursis.

L’arrière-grand-mère de la victime, qui a notamment interdit aux parents d’aller consulter un médecin pour privilégier le « tahu’a », écope de 6 mois de prison avec sursis. Et les grands-parents, qui ont empêché les parents de la victime d’aller consulter un médecin au motif que le traitement au ra’au tahiti ne pouvait pas être mélangé aux médicaments conventionnels, prennent 3 mois de prison avec sursis.

Lire aussi : Une famille à la barre pour le décès d’un enfant soigné au ra’au tahiti

Les parents de la victime ont été dispensés de peine, comme l’avait demandé le procureure lors du procès, estimant que la perte d’un enfant est un fardeau déjà très lourd à porter.

Tous les autres prévenus ont été relaxés.

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