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Course-poursuite entre Mahina et Papeete : le procès reporté

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L’auteur de la course-poursuite du 28 novembre était convoqué cet après-midi au tribunal pour être jugé en comparution immédiate. Le juge a renvoyé l’affaire au 2 janvier afin de pouvoir évaluer le montant des dégâts matériels occasionnés par le prévenu durant sa course folle.

Publié le 02/12/2019 à 18:36 - Mise à jour le 03/12/2019 à 16:34
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L’auteur de la course-poursuite du 28 novembre était convoqué cet après-midi au tribunal pour être jugé en comparution immédiate. Le juge a renvoyé l’affaire au 2 janvier afin de pouvoir évaluer le montant des dégâts matériels occasionnés par le prévenu durant sa course folle.

Cinq ans de prison ferme et près 8 millions de Fcfp d’amende, c’est la peine encourue par le chauffard, un SDF de 40 ans, qui a menacé la vie de plusieurs usagers de la route et piétons entre Mahina et Papeete, jeudi dernier. Lors de son interpellation, l’homme avait en sa possession un stick de paka, une pipette, ainsi qu’un chéquier volé. Son casier judiciaire comporte six condamnations dont deux pour conduite sans permis et deux pour refus d’obtempérer.

À l’origine, les gendarmes de Mahina voulaient simplement le contrôler. L’individu a alors accéléré et mis en danger la vie des usagers de la route, ainsi que celle des piétons. Il roulait à plus de 100 kilomètres/heure entre Mahina et Papeete, parfois à contresens ou sur le trottoir. Durant sa fuite, le chauffard a percuté plusieurs véhicules et blessé trois agents de la DSP. C’est grâce à leur réflexe que les agents ont évité d’être blessés plus gravement. « Parmi eux, deux ont été blessés corporellement puisque le prévenu les a percutés avec le véhicule qu’il conduisait alors même qu’ils tentaient de l’intercepter. L’un est motard, le deuxième était descendu du véhicule de service pour tenter d’arrêter le ‘fuyard’. (…) La course-poursuite aurait pu faire bien plus de victimes puisque le chauffard est passé sur des trottoirs, a grillé des feux rouges, a pris des ronds-points en sens inverse, pour échapper aux forces de l’ordre » explique François Mestre, leur avocat.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Les usagers de la route impliqués malgré eux dans cette course-poursuite demandent eux-aussi réparation. « Ma femme et moi, au moment où on rentrait chez nous, on s’est arrêtés à un feu rouge rue Général de Gaulle et on a senti un impact important sur la gauche, du côté du chauffeur. Ma femme conduisait. On a entendu un tremblement et des voitures à l’avant percutées. On entendait le brut des chocs, des impacts, des froissements de métal. Et on a vu un homme s’extirper d’une voiture à l’avant et qui essayait de s’enfuir. (…) J’ai été choqué, j’avais l’impression d’être dans un film. J’ai eu peur, c’était intense visuellement. Je suis allé voir un médecin le lendemain qui a confirmé le choc que j’avais eu » déclare Stanley Fuller, l’une des victimes.

Le prévenu a demandé aujourd’hui pardon à toutes les personnes qu’il a pu blesser ou choquer.

Selon le procureur de la République, le bilan de cette course-poursuite aurait pu être bien plus grave. Le président de la cour a renvoyé l’affaire au 2 janvier 2020 afin de pouvoir saisir le fond de garantie automobile et les assurances.

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