dimanche 25 septembre 2022
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Bonbonnes de gaz à la dérive : la directrice de la Diren, et le directeur du Port autonome mis en examen

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MISE À JOUR. L'affaire remonte à 2019 lorsque des bonbonnes ayant contenu du bromure de méthyle sont remontées à la surface de l'eau après l'immersion du navire Kura Ora 2 au large de Papeete. A l'époque trois cadres de l'administration avaient été mis en cause dans l'enquête de gendarmerie.

Publié le 12/04/2022 à 10:39 - Mise à jour le 13/04/2022 à 9:49
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MISE À JOUR. L'affaire remonte à 2019 lorsque des bonbonnes ayant contenu du bromure de méthyle sont remontées à la surface de l'eau après l'immersion du navire Kura Ora 2 au large de Papeete. A l'époque trois cadres de l'administration avaient été mis en cause dans l'enquête de gendarmerie.

L’affaire des bonbonnes de gaz toxique refait surface. Trois ans après la mise au grand jour de ce scandale environnemental, une quatrième personne a été entendue dans ce dossier avant d’être mise en examen “pour plusieurs infractions relatives à la violation du code de l’environnement” selon Tahiti infos. Il s’agit de la directrice de la direction de l’Environnement Miri Tatarata. Faisant par de son “choc” dans ce dossier, son avocat, Me Loris Peytavit a d’ores et déjà annoncé au micro de Tahiti infos que cette mise en examen sera “contestée par les voies juridiques nécessaires.”

Ce mercredi, nos confrères de Tahiti infos annoncent également la mise en examen du directeur du Port autonome Jean-Paul Le Caill. On lui reproche aussi des infractions au Code de l’Environnement. Selon Tahiti infos, il lui serait notamment reproché d’avoir été prévenu par son ancien commandant, François Chaumette, de l’avancée des opérations de chargement des déchets toxiques à l’intérieur du navire à immerger. Toujours selon nos confrères, Jean-Paul Le Cail conteste avoir pris connaissance des mails qui lui ont été transmis pour l’informer de ces opérations.

L’affaire remonte plus précisément au 14 janvier 2019. Ce jour-là, le JRCC est alerté de la présence à la surface de l’eau de bonbonnes ayant contenu du bromure de méthylène, une substance chimique hautement toxique. Retrouvées après l’immersion du navire Kura Ora 2 au large de Papeete, elles sont ensuite récupérées par la direction de la biosécurité puis stockées en sécurité à Motu Uta. À l’époque, le président du Pays Edouard Fritch avait demandé l’ouverture d’une enquête administrative en recherche de responsabilité relative à l’immersion de ces bonbonnes. 

Mais c’est finalement au pénal que les investigations de la brigade nautique de Faa’a aboutiront sur la mise en cause de trois cadres de l’administration. A commencer par l’ancien responsable de la cellule phytosanitaire, où le bromure de méthyle intervient dans le cadre des opérations de fumigation. On lui reproche notamment d’avoir sollicité le commandant du Port pour éliminer le stock de bonbonnes et divers déchets en l’immergeant avec l’épave. Une requête qu’il assure avoir transmis pour avis au responsable de la cellule protection des milieux de la direction de l’environnement.

Le procureur avait alors annoncé le placement en garde à vue des trois hommes : le responsable de la cellule phytosanitaire de la direction de la Biosécurité, celui de la cellule protection des milieux de la Diren, mais aussi le commandant du port. L’enquête de la gendarmerie ayant relevé d’après Tahiti Infos, “un consensus général des personnes impliquées pour immerger illégalement des déchets, incidemment avec une pollution maritime, sans se soucier des règles de sécurité”.

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