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Assises : un crime “passionnel” en ouverture de session

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Le premier procès de la session d'assises du mois de novembre a été programmé sur trois journées. Les faits remontent au 18 juillet 2020 peu de temps après le premier confinement. La victime venait de se mettre en couple avec une femme qui s'était récemment séparée du père de ses enfants. L'ancien concubin, jaloux, s'est introduit au domicile de la victime en escaladant le portail d'entrée. Il se serait saisi d'un couteau de cuisine pour poignarder à mort son rival. Il a ensuite violement frappé son ancienne compagne.

Publié le 21/11/2022 à 19:03 - Mise à jour le 22/11/2022 à 11:17
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Le premier procès de la session d'assises du mois de novembre a été programmé sur trois journées. Les faits remontent au 18 juillet 2020 peu de temps après le premier confinement. La victime venait de se mettre en couple avec une femme qui s'était récemment séparée du père de ses enfants. L'ancien concubin, jaloux, s'est introduit au domicile de la victime en escaladant le portail d'entrée. Il se serait saisi d'un couteau de cuisine pour poignarder à mort son rival. Il a ensuite violement frappé son ancienne compagne.

Le dossier démarre avec l’appel d’un médecin du CHPF de Taaone à la police nationale pour signaler la prise en charge d’une femme présentant de multiples blessures corporelles et affirmant que son compagnon a été blessé à coup de couteau. Une patrouille de la DSP se rend rapidement à l’adresse de la seconde victime pour simplement constater son décès. Deux jours après, l’auteur du coup de couteau mortel est interpellé à son domicile à Faa’a. Il s’agit du père des enfants de la femme prise en charge au CHPF de Taaone.

Crime passionnel ?

Après de multiples auditions, il s’est avéré que l’auteur des coups de couteau mortel était séparé de la mère de ses enfants depuis plusieurs mois. Elle avait décidé de retourner chez sa mère car elle était régulièrement victime de violences physiques. Avant que le drame ne se produise elle s’était mise en couple avec la victime. Cela ne faisait qu’un mois. Lui-même s’était séparé de sa femme depuis dix mois. Ils avaient eu un enfant. L’auteur des coups de couteau mortels a affirmé s’être introduit chez la victime pour le surprendre au lit avec la mère de ses enfants, mais nie avoir eu l’intention de le tuer. Lorsque les enquêteurs lui ont posé la question de savoir pourquoi il avait saisi un couteau de cuisine avant d’aller dans la chambre à coucher, il a répondu que c’était pour “couper le sexe” de la victime.

De 30 ans à la réclusion criminelle à perpétuité

Le procès du tane jaloux s’ouvre ce mardi à la cour d’assises. Les trois juges professionnels seront épaulés par six jurés titulaires et trois jurés suppléants. Ils auront trois jours pour déterminer les causes et les circonstances exactes de ce drame. Si la préméditation est retenue par la cour, l’accusé encours la réclusion criminelle à perpétuité.