vendredi 17 septembre 2021
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4 ex-salariés de l’Intercontinental réclament 4 millions à Irmin Tehei

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Devant la cour d’appel, la présidente de l’Union des femmes francophones d’Océanie, Irmine Tehei comparaissait ce jeudi matin pour diffamation.

Publié le 21/01/2021 à 14:59 - Mise à jour le 21/01/2021 à 16:31
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Devant la cour d’appel, la présidente de l’Union des femmes francophones d’Océanie, Irmine Tehei comparaissait ce jeudi matin pour diffamation.

Quatre ex-salariés de l’intercontinental Moorea, accusés par une de leur jeune collègue d’agression sexuelle, lui reprochent en effet de les avoir diffamés lors d’une interview accordée en reo tahiti à TNTV en septembre 2019. 

En première instance, Irmin Tehei avait été relaxée. Relaxe qui est devenue définitive sur le plan pénal mais les 4 ex-salariés ont fait appel au civil. Ils lui réclament 4 millions de Fcfp de dommages et intérêts. 

Pour l’avocat de la présidente de l’Union des femmes francophones d’Océanie, la diffamation ne tient pas contrairement à ce que soutient le conseil des 4 plaignants : “Il ne peut pas y avoir de diffamation quand on regarde les éléments, les propos qui ont été tenus juridiquement, et on est là pour faire du droit, il n’y a pas de diffamation. On ne peut qu’opposer la bonne foi de Irmine Tehei. Le mot ‘māfera’ quand on le décompose et qu’on le traduit petit à petit, ça ne correspond pas. D’accord c’est le mot qui a été retenu par l’Académie tahitienne mais ça ne renvoi pas à tout ce qu’on ressent quand on est violé”, déclare Me Hellec.

“Quand on se fait accuser de viol, sans preuve, et en affirmant que c’est la vérité… C’est être diffamé. Ce n’est pas parce qu’il y a une enquête préliminaire, il y a une information judiciaire, que des personnes comme la présidente d’une association féminine, se permettent d’accuser ouvertement des personnes de viol. Parce que là, non seulement ils touchent à 4 personnes, 4 pères de famille, 4 épouses, à 4 familles et d’une manière totalement injuste et inadmissible” déclare quant à lui Me Cross.

La cour d’appel rendra sa décision le 18 février. 

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