vendredi 14 mai 2021
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4 ex-salariés de l’Intercontinental réclament 4 millions à Irmin Tehei

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Devant la cour d’appel, la présidente de l’Union des femmes francophones d’Océanie, Irmine Tehei comparaissait ce jeudi matin pour diffamation.

Publié le 21/01/2021 à 14:59 - Mise à jour le 21/01/2021 à 16:31
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Devant la cour d’appel, la présidente de l’Union des femmes francophones d’Océanie, Irmine Tehei comparaissait ce jeudi matin pour diffamation.

Quatre ex-salariés de l’intercontinental Moorea, accusés par une de leur jeune collègue d’agression sexuelle, lui reprochent en effet de les avoir diffamés lors d’une interview accordée en reo tahiti à TNTV en septembre 2019. 

En première instance, Irmin Tehei avait été relaxée. Relaxe qui est devenue définitive sur le plan pénal mais les 4 ex-salariés ont fait appel au civil. Ils lui réclament 4 millions de Fcfp de dommages et intérêts. 

Pour l’avocat de la présidente de l’Union des femmes francophones d’Océanie, la diffamation ne tient pas contrairement à ce que soutient le conseil des 4 plaignants : « Il ne peut pas y avoir de diffamation quand on regarde les éléments, les propos qui ont été tenus juridiquement, et on est là pour faire du droit, il n’y a pas de diffamation. On ne peut qu’opposer la bonne foi de Irmine Tehei. Le mot ‘māfera’ quand on le décompose et qu’on le traduit petit à petit, ça ne correspond pas. D’accord c’est le mot qui a été retenu par l’Académie tahitienne mais ça ne renvoi pas à tout ce qu’on ressent quand on est violé », déclare Me Hellec.

« Quand on se fait accuser de viol, sans preuve, et en affirmant que c’est la vérité… C’est être diffamé. Ce n’est pas parce qu’il y a une enquête préliminaire, il y a une information judiciaire, que des personnes comme la présidente d’une association féminine, se permettent d’accuser ouvertement des personnes de viol. Parce que là, non seulement ils touchent à 4 personnes, 4 pères de famille, 4 épouses, à 4 familles et d’une manière totalement injuste et inadmissible » déclare quant à lui Me Cross.

La cour d’appel rendra sa décision le 18 février. 

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