vendredi 16 avril 2021
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4 ans avec sursis requis contre Edwin Teraiharoa pour abus de biens sociaux

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Le gérant du centre d’enfouissement technique de Hitiaa, Edwin Teraiharoa, comparaissait ce jeudi matin devant la cour d’appel pour abus de biens sociaux. L’homme est accusé d’avoir puisé plusieurs dizaines de millions de Fcfp dans les comptes de l’entreprise. Il avait été condamné pour ces faits par le tribunal correctionnel. Un jugement qu’il conteste aujourd’hui.

Publié le 06/02/2020 à 16:14 - Mise à jour le 10/02/2020 à 8:40
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Le gérant du centre d’enfouissement technique de Hitiaa, Edwin Teraiharoa, comparaissait ce jeudi matin devant la cour d’appel pour abus de biens sociaux. L’homme est accusé d’avoir puisé plusieurs dizaines de millions de Fcfp dans les comptes de l’entreprise. Il avait été condamné pour ces faits par le tribunal correctionnel. Un jugement qu’il conteste aujourd’hui.

Edwin Teraiharoa et sa compagne ont-ils confondu leurs propres finances avec celles de la société dont ils sont les gérants ?

L’entrepreneur de 77 ans et sa conjointe sont suspectés d’avoir effectué de nombreux virements et retraits depuis le compte de leur entreprise pour alimenter leurs comptes personnels pour un montant de plus de 60 millions de Fcfp entre 2013 et 2014. Une manne destinée à financer voyages et dépenses courantes, notamment pour assouvir la passion des casinos d’Edwin Teraiharoa.

Ces opérations comptables avaient fini par intriguer Tracfin, la cellule de lutte contre le blanchiment d’argent, qui avait alerté les autorités judiciaires. L’organisme s’était aussi étonné de l’absence de comptabilité précise du CET de Hitiaa.

À la barre, l’entrepreneur a été à la peine pour justifier ces mouvements bancaires. Mais pour son avocat, il n’y a pas eu de faute pénale même si la comptabilité était loin d’être rigoureuse. Le conseil, qui a demandé la relaxe, a fait valoir que ces 60 et quelques millions étaient dus au couple en raison des investissements qu’ils avaient réalisés des années auparavant pour créer sa société. « Le CET n’est pas sorti de terre par un coup de baguette magique. Ce sont dix ans de travaux d’une famille. Des investissements considérables. (…) Monsieur et madame Teraiharoa n’ont jamais abusé des fonds sociaux de l’entreprise. Ils ont toujours agi uniquement pour eux » a expliqué Me Sylvain Fromaigeat, avocat d’Edwin Teraiharoa.

L’avocat général a, lui, considéré que le délit d’abus de biens sociaux était constitué. Il a donc requis la confirmation des peines de première instance, soit 4 ans de prison avec sursis, 10 millions d’amende et une interdiction de gérer une entreprise pour Edwin Teraiharoa.

La cour d’appel rendra sa décision le 9 avril.

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