samedi 18 septembre 2021
A VOIR

|

Vidéos – La rixe mortelle de Papara devant les assises

Publié le

Publié le 10/09/2017 à 12:44 - Mise à jour le 21/06/2019 à 12:19
Lecture 2 minutes

C’est un nouveau dossier d’une mort pour rien qui occupe depuis ce lundi matin jurés et magistrats de la cour d’assises. Celle de Moearii, un jeune père de famille passé à tabac il y a un peu plus de trois ans pour avoir voulu récupérer un “Boose” volé à une proche.

Dans cette optique, il se rend avec son frère dans le quartier, au pk 34,7 à Papara. Mais une fois sur place, la situation vire au drame. “Les gars étaient bourrés. Ils étaient sur la défensive, voulaient nous taper. On a essayé de s’expliquer. Mon frère a essayé de s’expliquer et de récupérer le Boose. L’autre n’a pas voulu comprendre. Il a lancé des bouteilles de bière. Une sur la tête de mon frère et une sur ma tête. Là ça a dégénéré. Tout le monde a voulu nous taper”, raconte Enoha Terevaura, frère de la victime. 
Moearii ne s’en relèvera pas. Victime d’un traumatisme crânien sévère, il décède peu après l’arrivée des secours.

Ce lundi matin, le face à face était donc particulièrement tendu entre la famille du défunt et les six hommes présumés responsables de sa mort. Des accusés qui ont reconnu leur implication et demandé pardon pour certains. Selon Me Adrien Huguet, leur avocat, “ils se sont spontanément excusés. Leur incarcération les a fait réfléchir. Je pense qu’ils regrettent sincèrement les conséquences. Ils voulaient rosser ces personnes venues chercher querelle, mais il n’avait jamais été question de les tuer.”
Ces excuses, les proches de la victime ont du mal à les accepter. “Ce pardon était hypocrite. Ce n’était pas sincère”, estime Enoha. 

Le procès des six hommes devrait s’étaler sur l’ensemble de la semaine. Plus d’une vingtaine de témoins et d’experts sont attendus à la barre. Les accusés risquent aujourd’hui 20 années de détention.
 

Rédaction web avec JBC

Enoha Terevaura, frère de la victime

Me Adrien Huguet,avocat des accusés

Rédigé par

infos coronavirus