jeudi 3 décembre 2020
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Un médecin agressé à Punaauia

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Un médecin a été agressé physiquement et verbalement dans son propre cabinet à Punaauia, mardi, a indiqué le Syndicat des Médecins Libéraux de Polynésie française (SMLPF).

Publié le 26/02/2020 à 10:21 - Mise à jour le 26/02/2020 à 17:55
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Un médecin a été agressé physiquement et verbalement dans son propre cabinet à Punaauia, mardi, a indiqué le Syndicat des Médecins Libéraux de Polynésie française (SMLPF).

Le médecin, qui souhaite rester anonyme, envisage de fermer son cabinet et de quitter la Polynésie suite à cette agression physique et verbale qui a eu lieu dans son cabinet. Son patient qui refusait de suivre ses prescriptions et de prendre ses médicaments s’est emporté et lui a asséné un coup de poing au moment de quitter les lieux. L’agression a eu lieu devant les autres patients dans la salle d’attente. Le médecin a porté plainte, ainsi que le Conseil de l’Ordre des Médecins de la Polynésie française (COMPF), qui va également se constituer partie civile. Pour le SMLPF, « cette situation est intolérable et injustifiable ».

Le médecin victime a été reçu par le COMPF qui l’a autorisé à être dispensé de ses gardes ce week-end. Le COMPF rappelle que les violences verbales et physiques contre les professionnels de santé sont sanctionnées par une amende (en cas d’outrage) et même jusqu’à 5 ans d’emprisonnement assortis d’une amende avoisinant les 9 millions de Fcfp. La politique du Conseil est d’ailleurs de se constituer systématiquement partie civile entre les mains du Procureur de la République ou du Président du Tribunal de Première Instance saisi dans ce type de dossiers.

« Cela reste pour nous une situation préoccupante. Que les violences soient verbales ou physiques, à l’égard des professionnels de santé, restent totalement inacceptables. Et d’ailleurs, c’est considéré comme un fait aggravant du fait que ce soit des professionnels de santé. Nous, l’Ordre des médecins, on se met toujours du côté des victimes médecins, et on les encourage à porter plainte, et s’ils ne le font pas, on se substitue à eux et on porte plainte nous-même auprès des instances juridiques. Là, dans le cadre de cette agression, le médecin a porté plainte, et on se porte partie prenante auprès du Procureur, et on s’associe à la plainte de ce médecin » a expliqué Nedim Al Wardi, vice-président du COMPF.

Bien que rares (moins de dix par an) comparativement à certains départements de métropole, ces trois dernières années, le COMPF a noté une augmentation au fenua de ce type d’agressions de plus en plus violentes, et auxquelles se joignent désormais des propos racistes et excluants.

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