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Trafic de fausse monnaie : des peines de 6 mois à 3 ans ferme

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Publié le 10/03/2019 à 16:10 - Mise à jour le 13/06/2019 à 13:08
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C’est la première fois depuis leur comparution immédiate le 7 février, que les prévenus se retrouvaient face à face. Un mois de délai pour laisser le temps à chacun de préparer sa ligne défense. Et si tous ont confirmé leur implication dans la production et la mise en circulation des faux billets de 5000 à 10 000 Fcfp, les déclarations n’ont pas été les mêmes quant à l’implication de Diane Poroi, dénoncée pendant les auditions comme étant la commanditaire. Pour Me Smaïn Bennouar, la seule femme de l’affaire « s’est présentée sous un jour très défavorable, c’est-à-dire qu’elle prônait des versions différentes et le fait que d’autres personnes détenues témoignent à la barre en disant le contraire et abondent dans son sens, laissait apparaître qu’elle avait un rôle nettement plus important. »

« On a bien compris avec les déclarations des uns et des autres que finalement, chacun a été entendu dans son coin dans le cadre d’une garde à vue et pensait éventuellement qu’ils avaient été mis en cause par les autres prévenus. Dans ces cas là chacun cherche à sauver sa peau, c’est humain, mais en discréditant les autres personnes. Or, ce n’est pas forcément la réalité du dossier », a estimé de son côté Me Sandra Boulleret avocate de la femme. 

Le juge est passé outre la peine de sursis demandée par le Procureur de la République à l’encontre de la jeune femme, maman depuis quelques semaines seulement. « On a eu un jugement un peu inférieur à ce que demandait le procureur de la République, très légèrement inférieur, mais qui à mon goût est toujours trop fort. C’est malheureusement le prix à payer lorsqu’on défie l’autorité de l’État. C’est un peu ça qu’ils paient : avoir défié l’autorité de l’État en essayant de falsifier des billets », a réagi Me Bennouar. 

En rendant son verdict, le juge a surtout insisté sur la gravité des faits qui ont provoqué un trouble certain à l’économie du pays. Des peines qui restent toutefois bien en dessous des 10 ans encourus pour ce type d’infraction.

Rédaction web avec Jeanne Tinorua et Naea Bennett

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