dimanche 18 avril 2021
A VOIR

|

Street shop : les prévenus relaxés pour la vente de graines mais condamnés pour incitation

Publié le

JUSTICE - Le très attendu délibéré de l'affaire du Street shop de Papeete a été rendu ce mardi.

Publié le 14/05/2019 à 6:30 - Mise à jour le 21/06/2019 à 13:26
Lecture 2 minutes

JUSTICE - Le très attendu délibéré de l'affaire du Street shop de Papeete a été rendu ce mardi.

Les trois prévenus dans l’affaire du street shop de Papeete ont comparu le 23 avril dernier devant le tribunal correctionnel pour détention et provocation au trafic de stupéfiants. Le ministère public avait requis 10, 12 et 18 mois de prison avec sursis et 3 ans de mise à l’épreuve.

>>> Lire aussi : Street Shop : de 10 à 18 mois de prison avec sursis requis contre les gérants

Le délibéré a été rendu ce mardi. Les 3 prévenus ont été relaxés pour l’offre et la détention de graines, la réglementation de l’époque ne permettant pas de les condamner. En revanche, ils ont été condamnés pour incitation à l’usage de stupéfiants. Le gérant du commerce, Nicolas Veyssiere, écope de 15 mois de prison avec sursis, d’une mise à l’épreuve de 3 ans durant laquelle il a interdiction d’exercer toute activité en lien avec la vente d’objets liés au cannabis. Il devra également suivre un stage de sensibilisation.

Le second prévenu est condamné à 10 mois de prison avec sursis, d’une mise à l’épreuve de 3 ans avec interdiction d’exercer toute activité en lien avec la vente d’objets liés au cannabis. Il n’aura pas de stage à suivre.
E
nfin, le dernier homme n’a été jugé que pour incitation à la consommation de stupéfiants. Il écope de 8 mois de prison avec sursis, et d’une mise à l’épreuve de 3 ans avec interdiction d’exercer toute activité en lien avec la vente d’objets liés au cannabis.

Leur avocat a fait part de son intention de faire appel de la décision.

>>> Lire aussi : Affaire du Street Shop : le trafic de stupéfiants « bien évidemment réprimé » en Polynésie

En début d’année, le procureur de la République Hervé Leroy, avait tenu à faire une mise au point : « Bien évidemment le trafic de stupéfiants est pénalement incriminé et réprimé en Polynésie française », avait il déclaré.  Outre le Code pénal, une délibération et un arrêté du conseil des ministres de Polynésie définissent et « identifient clairement les stupéfiants en Polynésie française et prohibent leur commerce ».   

Les prévenus avaient obtenu l’autorisation du service phytosanitaire pour importer les graines dites de collection, mais ils ne s’étaient pas mis en conformité avec la réglementation publique de la santé et celle des douanes.

infos coronavirus

Nouvelle-Zélande : essai d’une application pour détecter le virus avant les symptômes

L'application, appelée "elarm", se connecte aux montres connectées ou aux appareils mobiles qui mesurent les performances sportives et utilise l'intelligence artificielle pour...

Retour sur une année de Covid en Polynésie

L’année dernière à la même période, la Polynésie était confinée. Un mauvais souvenir marquant le début d’une crise sanitaire et économique due à la Covid-19. Des premiers cas au compte-gouttes, puis la flambée, jusqu’au contrôle de l’épidémie depuis fin décembre, le Dr Henri-Pierre Mallet revient avec nous sur cette année difficile.