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Saisie de 237 kilos de cocaïne: les deux trafiquants espagnols chez le juge

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Publié le 03/04/2017 à 16:21 - Mise à jour le 21/06/2019 à 12:21
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Suite à une probable avarie rendant la navigation délicate, le voilier des deux trafiquants s’est drossé sur le récif de Faaite dans les Tuamotu dans la nuit de mardi à mercredi dernier. Les deux occupants, ressortissants espagnols d’une quarantaine d’années, pourraient avoir mis le feu à leur embarcation pour détruire la cargaison illicite.

Mais, alors qu’ils étaient rapatriés sur Tahiti à bord de la goëlette Cobia 3, des habitants de Faaite ont retrouvé parmi les débris calcinés du bateau, des ballots de cocaïne. Ils ont aussitôt alerté les autorités. A leur arrivée à Papeete, samedi 1er avril, les deux hommes ont été interpellés. Depuis, ils étaient en garde à vue dans les locaux de la section de recherches de la gendarmerie.

“Les investigations ont établi que le voilier est parti d’Amérique latine vers mi février direction la Nouvelle-Calédonie.”, a déclaré le procureur de la République Hervé Leroy mais “il est plus que vraisemblable que la destination était l’Australie.”

Si les deux personnes ont prétendu ignorer que le voilier transportait de la cocaïne, “les éléments recueillis au cours de l’enquête, permettent d’établir que ces dénégations sont stériles” , a ajouté  Hervé Leroy.

Ce mardi soir, les deux ressortissants espagnols ont été présentés à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen. Le parquet a reclamé leur placement en detention provisoire à Nuutania. 

 “Les faits sont de nature criminelle et les intéressés encourent une peine de réclusion de trente ans, outre l’amende de droit commun et l’amende fiscale.”, a souligné le procureur de la République. 

Pour le magistrat, cette saisie confirme que la Polynésie française est une voie maritime empruntée régulièrement par les trafiquants de cocaïne. Mais, “Au regard de la superficie et des spécificités de la Polynésie française, les moyens humains et matériels font défaut, tant au parquet, qu’au niveau des enquêteurs”, a-t-il déploré.

Le dossier pourrait cette fois être traité en Polynésie et non être transféré en métropole comme ce fut la cas lors des saisies record de janvier dernier qui avaient permis la découverte d’1,4 tonne de cocaïne. 
 

Rédaction web avec J.B Calvas

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