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Rixe au bloc opératoire de Cardella : deux praticiens à la cour d’appel

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JUSTICE - Au tribunal de Papeete, mercredi 2 mai, la cour d’appel s’est penchée sur l’affaire des deux praticiens qui s’étaient battus dans un bloc opératoire de la clinique Cardella en 2016. L’avocat général a demandé l’aggravation des peines contre le chirurgien et la relaxe de l’anesthésiste

Publié le 03/05/2019 à 7:44 - Mise à jour le 19/06/2019 à 10:50
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JUSTICE - Au tribunal de Papeete, mercredi 2 mai, la cour d’appel s’est penchée sur l’affaire des deux praticiens qui s’étaient battus dans un bloc opératoire de la clinique Cardella en 2016. L’avocat général a demandé l’aggravation des peines contre le chirurgien et la relaxe de l’anesthésiste

Selon son avocat, le docteur Maxime Valla est un excellent chirurgien qui n’a jamais failli à son devoir. Il a par contre dénoncé l’attitude des policiers en charge de l’enquête qui se sont uniquement basés sur les déclarations du docteur Parizot décrivant son client comme un toxicomane.

« À partir de là, la presse a pris l’affaire, la DSP a continué sur cette voie-là, qui, finalement n’a jamais existé. C’est-à-dire que le parquet aujourd’hui vient de renoncer à tout ce qui concerne les stupéfiants. Cela veut donc bien dire que dans cette affaire, on est parti vite et haut pour rien, qu’on a attenté à la présomption d’innocence d’un homme dont on a mis la vie en l’air. Ça l’a obligé à rentrer en métropole » a déclaré Benjamin Mairesse, avocat du docteur Maxime Valla.

En première instance, les deux praticiens avaient été condamnés à des peines d’amende. Pour l’avocat du docteur Parizot, il n’y a qu’un seul fautif et c’est le docteur Valla. Son client était en situation de légitime défense.

« Il était dans une telle situation, acculé par une violence verbale, physique, agressé par son confrère, qui, pour se dégager de cette situation, n’a eu d’autre choix que d’exercer lui-même un acte de violence. Mais un acte de violence tout à fait proportionné par rapport à l’agression dont il a été victime. Puisqu’il a été victime de violences physiques une première fois, et c’est en revenant à la charge que le chirurgien, effectivement, a menacé une nouvelle fois de commettre ces violences, qu’il a eu ce geste de dégagement pour pouvoir échapper à ces violences physiques » a expliqué Gilles Jourdainne, avocat du docteur Patrick Parizot.

L’avocat général a retenu la légitime défense pour le docteur Parizot et a demandé sa relaxe. Pour le docteur Maxime Valla, il a demandé la confirmation des peines de première instance en y ajoutant une période d’interdiction de pratiquer la médecine. La cour d’appel rendra son arrêt le 6 juin.

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