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Importation illégale de 3 500 plantes au fenua : 4 personnes condamnées

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JUSTICE - Cinq personnes comparaissaient ce mardi matin devant le tribunal correctionnel pour avoir illégalement importé 3 500 plantes potentiellement dangereuses pour la biodiversité locale. Comble de l’histoire, la plupart des prévenus sont des horticulteurs voire des agents du service du développement rural...

Publié le 16/04/2019 à 14:23 - Mise à jour le 18/06/2019 à 14:19
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JUSTICE - Cinq personnes comparaissaient ce mardi matin devant le tribunal correctionnel pour avoir illégalement importé 3 500 plantes potentiellement dangereuses pour la biodiversité locale. Comble de l’histoire, la plupart des prévenus sont des horticulteurs voire des agents du service du développement rural...

Les règles, elles s’appliquent uniquement aux autres. C’est un peu le sentiment que laisse le dossier étudié ce mardi matin. Sur le banc des prévenus, cinq personnes : des horticulteurs dont la présidente de la fédération polynésienne, mais aussi Jean-Claude Tang, ancien fonctionnaire du service du développement rural et aujourd’hui conseiller agriculture à la Présidence.

Tous étaient jugés pour avoir importé en avril 2017, 3 500 plantes dont une grande partie était interdite en Polynésie car risquant de véhiculer des parasites ou des maladies pouvant mettre à mal la biodiversité du fenua. La petite équipe revenait du salon de l’agriculture à Paris où elle tenait le stand de la Polynésie. Et avant de prendre l’avion du retour, elle avait fait un stop au marché de Rungis pour faire ses emplettes. À l’aéroport de Faa’a, un agent phytosanitaire, contacté par les mis en cause, avait autorisé l’entrée des cartons sans vérifier leur contenu. Mais les agents des douanes avaient demandé à y regarder de plus près et avaient finalement découvert le pot aux roses.

Si Jean-Claude Tang a nié totalement être au courant du contenu illicite desdits cartons, les horticulteurs ont reconnu avoir agi sciemment. « J’étais conscient que c’était interdit mais je voulais avoir une diversité de plantes », a dit l’un d’eux. Pour l’avocat de la Polynésie, cette affaire ne représente que la partie émergée de l’iceberg. « Il semble que tous les ans, ce système fonctionnait. On suppose que c’est une pratique qui était bien rodée. Ce n’est pas la première fois que cela se passait. On a affaire à des gens qui sont bien informés sur la réglementation et sur le fonctionnement administratif, et sur les contrôles qui sont faits lors de l’importation de ce type de plantes, et cette connaissance du système facilite effectivement la fraude » explique Maître Gilles Jourdainne.

Car selon les estimations, ces plantes auraient pu à terme rapporter entre 4 et 15 millions de Fcfp. C’est donc l’appât du gain qui a motivé les mis en cause pour la partie civile comme pour l’accusation. Et le tribunal s’est rangé à cet avis, jugeant « très désagréable » cette affaire en raison de la qualité des prévenus.

Ces derniers ont finalement été condamnés à six mois de prison avec sursis, des amendes comprises entre 1,2 et 2,5 million(s) de Fcfp ainsi qu’à indemniser la Polynésie à hauteur de 400 000 Fcfp chacun. L’avocate de Jean-Claude Tang a immédiatement annoncé qu’elle ferait appel du jugement, son client n’ayant jamais eu d’intention délictueuse selon elle.

REPORTAGEJ-B. Calvas

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