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Il encourt la prison à perpétuité pour avoir tué sa femme

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Publié le 20/02/2019 à 16:30 - Mise à jour le 07/06/2019 à 16:36
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Procès douloureux que celui qui s’est ouvert ce jeudi matin devant la cour d’assises de Papeete. Celui d’un homme qui a commis l’irréparable en privant ses trois enfants de leur mère. En juillet 2017, dans un quartier de Paea, ce père de famille de 49 ans avait poignardé au petit matin sa compagne avec un couteau de cuisine. Il lui avait donné plusieurs coups mortels devant leur garçon de 12 ans qui avait tenté de s’interposer.
 
Le quadragénaire n’aurait pas supporté l’humiliation d’être trompé par son épouse. Une jeune femme de 32 ans, la seule qu’il a connue de sa vie, et qui entretenait depuis des mois une relation avec un autre homme… dont elle était enceinte au moment du drame.
 
Un crime passionnel ? « Ça y ressemble beaucoup, estime Me Jourdainne, l’avocat de l’accusé, puisqu’on a quelqu’un qui était très attaché à son épouse et qui voyait avec difficulté de continuer à vivre sans elle… »
 
Me Toudji, qui représente les enfants et les parents de la victime, préfère « se méfier de ces mots »« Dans un dossier où un homme va tuer sa femme de cinq coups de couteaux, ça me semble plutôt ressortir du crime d’ego que du crime passionnel…, dit-elle. L’expert psychologue explique très clairement que vraisemblablement il y a une digue qui a cédé, que cet homme qui effectivement voyait sa femme lui échapper ne l’a pas supporté et, comme c’est souvent le cas, a fini par commettre l’irréparable. »
 
Depuis son box, l’accusé s’est montré peu bavard au premier jour du procès. Mais l’homme souffre de surdité et est décrit comme débile léger par les experts. Au premier rang, ses deux garçons, mineurs, suivent les débats, sans tourner le regard vers celui qui a brisé la vie d’une famille entière.
 
« Il s’agit d’enfants qui ont tout à la fois perdus leur mère et leur père le même jour, poursuit Me Toudji. L’une parce qu’elle est désormais enterrée dans un cimetière et l’autre parce qu’il va nécessairement passer un certain nombre d’années derrière des barreaux. C’est une histoire familiale extrêmement difficile à supporter. »
 
Le procès doit s’achever ce vendredi. L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
 

Rédaction web avec Jean-Baptiste Calvas et Sam Teinaore

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