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Huahine : la guerre des clans se finit à coups de barre de fer

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Publié le 22/07/2018 à 15:12 - Mise à jour le 21/06/2019 à 12:17
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Depuis plusieurs années, ces deux clans ne se supportent pas pour des motifs qui restent difficiles à comprendre. Mais vendredi, les choses ont dégénéré. En début de matinée, le prévenu, 35 ans, a verbalement menacé la compagne d’un des membres de la famille adverse. Ce dernier, accompagné de plusieurs de ses proches, a donc souhaité en découdre.

Dans l’après-midi, une course-poursuite s’est engagée sur la route de l’île. Le trentenaire a été pris en chasse par le 4×4 de la famille adverse qui l’a tamponné à plusieurs reprises. Les deux parties se sont également jetées des pierres tout au long du parcours.

Finalement, le prévenu a décidé de se diriger vers la gendarmerie. Mais une fois stationné dans la cour de la caserne, au lieu d’attendre l’intervention des militaires, il s’est précipité hors du véhicule pour se saisir d’une barre de fer. Une arme qu’il a abattue sur le crâne de son poursuivant, un homme de 48 ans. En raison de la violence du coup, la victime a perdu connaissance. Elle est aujourd’hui hospitalisée au service réanimation du Taaone où son état suscite des inquiétudes.

« Ils m’ont cherché, ils m’ont trouvé », a lancé, pour se justifier, son agresseur, jugé ce lundi en comparution immédiate. Un homme déjà condamné deux fois pour des violences et qui s’est montré virulent tout au long de son procès.

« Il aurait pu tuer mon client », s’est indigné l’avocat de la victime avant d’ajouter : « C’est quelqu’un de menaçant, d’agressif. Il est dangereux. »

« Depuis une heure, il a un comportement qui dépassé les limites. Il se prend pour un guerrier. C’est lui le chef, c’est lui qui commande », a renchéri le procureur en demandant une peine « qui ne soit pas inférieure à 3 ans de prison ferme. »

Des réquisitions qui n’ont pas été suivies par le tribunal qui l’a finalement condamné à 3 ans de détention dont 18 mois avec sursis. Une fois sortie de prison, le trentenaire aura également interdiction de séjourner à Huahine.

Quant aux dommages et intérêts qu’il devra verser à la victime, ils seront chiffrés dans quelques mois en fonction de l’évolution de son état de santé.

J-B. C.

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