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Huahine : huit mois avec sursis pour avoir jeté un rondin de bois sur les gendarmes

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Publié le 15/03/2017 à 15:39 - Mise à jour le 21/06/2019 à 12:21
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Trois militaires, gendarmes mobiles venus de métropole, intervenaient sur les quais de Fare après avoir été appelés pour une bagarre. En arrivant sur place, ils ont constaté qu’une vingtaine de personnes, imbibées d’alcool, s’y trouvaient et que deux individus avaient été blessés dans la rixe.

Alors qu’ils tentaient de former une « bulle » pour protéger l’auteur de la bagarre, lui aussi en sang, le prévenu avait jeté un rondin de bois de 40 centimètres de long qui a atteint le coude de l’un des militaires, le blessant légèrement.

Ceux-ci sont parvenus à l’identifier car quelques minutes plus tôt l’homme de 23 ans, qui était lui aussi ivre, avait été « très tactile ». « Il tâtait mon gilet pare-balles (…) Il a également essayé de saisir mon arme. Je l’ai repoussé violemment » a expliqué à la barre l’un des sous-officiers.

« C’est totalement inacceptable ce genre de comportement. Je demande une sanction sévère. On ne peut pas tolérer que des gendarmes, dans l’exercice de leurs fonctions, puissent  faire l’objet de violences », a tonné la procureure avant de requérir une peine de 8 mois de prison ferme, avec mandat de dépôt immédiat à Nuutania.

Devant les magistrats, le mis en cause a expliqué qu’il ne se souvenait plus réellement du déroulé de la soirée.  

Son avocate entendait d’ailleurs plaider la relaxe au bénéfice du doute mais, a-t-elle indiqué, le prévenu ne l’a pas souhaité : « Il m’a dit : ‘je respecte les gendarmes. J’avais beaucoup bu et, peut être, que je l’ai fait’. Je vous demande donc de faire preuve de clémence ».

Compte tenu du casier judiciaire vierge de l’intéressé, le tribunal a finalement décidé de le laisser libre. Mais s’il n’effectuait pas ses 120 heures de TIG dans un délai de 18 mois, il serait alors incarcéré à la maison d’arrêt de Faa’a.
 

J-B. C.

 
 
 

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