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Coups de feu mortels à Taravao : les gendarmes étaient « obligés » de tirer

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Les deux gendarmes qui ont ouvert le feu sur un homme d’une trentaine d’années, ce mercredi à Taravao, ont « malheureusement » été « obligés de le faire » car « leur intégrité physique » était menacée, selon le procureur de la République, Hervé Leroy. Les deux militaires ont été placés en garde à vue et une autopsie du corps de la victime doit être pratiquée.

Publié le 04/01/2023 à 16:25 - Mise à jour le 05/01/2023 à 14:33
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Les deux gendarmes qui ont ouvert le feu sur un homme d’une trentaine d’années, ce mercredi à Taravao, ont « malheureusement » été « obligés de le faire » car « leur intégrité physique » était menacée, selon le procureur de la République, Hervé Leroy. Les deux militaires ont été placés en garde à vue et une autopsie du corps de la victime doit être pratiquée.

En milieu de matinée, deux gendarmes mobiles se sont présentés dans un quartier de Taravao après qu’un habitant les a contactés pour un vol au sein de son domicile. En arrivant sur zone, des riverains leur ont signifié qu’un individu correspondant au signalement, et armé d’un long couteau, se trouvait à proximité.

Lorsqu’ils ont mis pied à terre devant l’homme, celui-ci leur a lancé un imposant caillou, selon le Procureur de la République. L’un des deux militaires a alors utilisé son pistolet à impulsion électrique pour tenter de neutraliser le mis en cause mais la manœuvre s’est révélée inefficace.

L’individu a alors brandi une machette « avec une lame de 30 à 40 centimètres » et s’est « dirigé vers eux en voulant les agresser à courte distance », ajoute Hervé Leroy. Un des deux militaires a fait feu, puis le second qui, « s’il n’avait pas esquivé les coups de machette, ne serait plus là aujourd’hui ».

« Les gendarmes ont fait usage de leurs armes car, malheureusement, ils ont été obligés de le faire. Leur intégrité physique était menacée », indique encore le procureur de la République.

Selon des témoins qui l’ont croisé au préalable dans la rue, l’homme paraissait « très énervé ». « Il fallait à tout prix le maitriser pour éviter (…) qu’il ne blesse ou tue quelqu’un (…) Les gendarmes ont voulu le maitriser mais, malheureusement, il s’est comporté de telle manière qu’il fallait bien qu’ils assurent aussi leur défense », estime Antony Jamet, le maire de Taiarapu Est, qui s’est rendu sur place.

Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet. L’une pour « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique » et l’autre, visant les gendarmes, pour « violence volontaire ayant entrainé la mort sans intention de la donner ». Les deux militaires ont été placés en garde à vue. Une mesure habituelle dans ce type d’affaire. Une autopsie de la victime a également été ordonnée.