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Consommation de stupéfiants: interdiction d’exercer à vie requise contre un chirurgien

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Publié le 12/06/2017 à 15:27 - Mise à jour le 21/06/2019 à 12:19
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Les deux médecins ont tenté de faire bonne figure à la barre du tribunal. Bien que gênés de devoir comparaitre devant les magistrats. Le 19 octobre 2016, l’anesthésiste et le chirurgien venait d’achever une intervention sur une patiente, au sein du bloc de la clinique Cardella, lorsqu’ils en sont venus aux mains. 

Le premier, le docteur Parizot, affirme s’être simplement défendu après que son collègue le docteur Valla, s’en soit pris à lui car il lui avait refusé l’accès au coffre où sont entreposées les fioles de morphine, un puissant antidouleur. 

Pour Me Gilles Jourdainne, avocat de l’anesthésiste Patrick Parizot, “L’enquête démontre que mon client a agi dans un état de légitime défense, et que mon client était en situation de victime et qu’il a dû donner un coup pour échapper à la violence déchainée du chirurgie. (…) Mon client reconnaît avoir commis un acte de violence dans un état de légitime défense.”

Le docteur Valla dit pour sa part ne pas avoir été à l’origine des premiers coups. Et pour lui, c’est parce que l’anesthésiste ne respectait pas le protocole de soins que les choses ont dégénéré. Ce que ce dernier dément. Mais plus grave encore, le docteur Valla est suspecté d’avoir opéré alors qu’il était sous l’emprise de stupéfiants.

Des prises de sang ont révélé des traces d’amphétamine et d’ice. Ce qui pour Maître Benjamin Mairesse, avocat au Barreau de Paris, ne prouve rien, expliquant que son client est quelqu’un de “sain”. “Il fait du surf et il est venu en Polynésie pour être au contact du sport et de la nature. Ce n’est pas quelqu’un qui prend du crack avant d’opérer ses patients et de mettre en danger la vie des autres.”

Sur les traces d’amphétamines et d’ice retrouvées dans le sang du chirurgien après analyses, “A la base, quand il est arrivé au commissariat, il ne présentait aucun signe d’ivresse. Les analyses d’alcoolémie ne montrait absolument rien. Les policiers ont ensuite illégalement décidé de procéder à une prise de sang forcée sur mon client”.

D’après Maître Benjamin Mairesse, cette première prise de sang ne révélait rien. Mais, “Nous avons un deuxième jeu d’analyse dans lequel nous avons deux substances qui sont l’amphétamine et la méthamphétamine à des taux infinitésimaux et en dessous des seuils de détection.” Selon lui, il ne peut s’agir que d’une dégradation d’un médicament dans l’organisme de son client. Et que de là à affirmer que son client était sous l’emprise de stupéfiants lorsqu’il a opéré sa patiente, “C’est grotesque.”

Pour celui-ci, qui a plaidé la relaxe, c’est une affaire qui est partie trop vite, sur la base de fausses allégations de l’anesthésiste. Celle-ci entraînant, autorités judiciaires et journalistes, dans une théorie selon laquelle son client était toxicomane. “Le docteur Valla, n’est pas toxicomane. Etre toxicomane et opérer 250 patients, cela n’existe pas.”, assure-t-il.

Mais, le procureur n’a pas la même analyse du dossier. Le praticien était, selon lui, bel et bien sous l’emprise de stupéfiants au moment de l’intervention. Il a donc requis contre le docteur Valla, six mois de prison avec sursis, 250 000 francs d’amende et l’interdiction à vie d’exercer la médecine. Il a également réclamé une amende de 150 000 francs avec sursis contre le docteur Parizot pour les coups portés à son confrère. Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu dans plusieurs semaines.

Outre l’accusation de mise en danger de la vie d’autrui, le chirurgien est aussi accusé de menaces sur personne, celui-ci en ayant proférées à l’encontre d’un journaliste qui avait relaté les faits dans la presse quotidienne.

D’un point de vue disciplinaire, les deux médecins ont été convoqués la semaine dernière devant le conseil de l’Ordre. Celui-ci doit rendre sa décision dans les prochains jours.

Rédaction Web avec Jean-Baptiste Calvas.

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