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Blanc Blanc : le bourreau évite la prison

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Publié le 14/01/2015 à 10:46 - Mise à jour le 29/06/2019 à 9:17
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L’égorgeur du chien Blanc blanc a été jugé ce jeudi matin. Reconnu coupable de cruauté envers un animal domestique, il évite la prison et écope d’une amende de 15 000 Fcfp et d’une interdiction de détenir un animal. L’homme devra également verser 1Fcfp symbolique de dommages et intérêts à l’association Ia Maitai Te Animara à l’origine de la plainte, et 50 000 Fcfp de dommages et intérêts plus 10 000 Fcfp au titre de l’article 475 à la fondation Brigitte Bardot.
Le bourreau de Blanc blanc, 47 ans, originaire du Vanuatu, s’est présenté au tribunal sans avocat et s’est très peu exprimé sur son acte. 

L’avocat des associations de protection animale, Me Fidèle, s’est exprimé devant la presse, à la suite de la séance. “Je pense que le juge a été relativement clément avec ce monsieur”, a-t-il déclaré. “Mais nous, ce que l’on recherchait, c’était la reconnaissance de sa culpabilité parce que, effectivement, le droit n’est pas très certain en matière d’actes de cruauté envers des animaux. Qu’est ce qui fait la frontière entre un acte de cruauté et un mauvais traitement ? Même en métropole, ce n’est pas très clairement établi”, explique-t-il. L’avocat reconnait : “En métropole, ils sont beaucoup plus sévères, effectivement”. Ce jugement, “étant donné que c’est une première” pourrait servir à faire passer un “message” selon l’avocat. Si d’autres faits similaires se reproduisaient, il se pourrait que la justice polynésienne soit beaucoup moins clémente. 

En juin dernier, sous l’emprise de l’alcool, le propriétaire a tranché la gorge de son chien qui aboyait trop fort. Une vétérinaire qui avait tenté de sauver l’animal, a dénoncé cet acte sur les réseaux sociaux, provoquant l’indignation des internautes et des associations. L’histoire de ce chien baptisé Blanc blanc avait ensuite été relayée par les médias. Une plainte avait alors été déposée. 
Les associations de protection animale espèrent aujourd’hui que ce jugement fera jurisprudence. 

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