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Assises : Après 8 ans à nier, l’accusé avoue les faits à l’audience

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Publié le 27/11/2018 à 13:20 - Mise à jour le 07/06/2019 à 16:38
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L’instruction de l’affaire s’était révélée compliquée. Elle avait notamment donné lieu, dans un premier temps, à un classement sans suite avant d’aboutir finalement à l’organisation d’un procès. Et jusqu’à aujourd’hui, c’était la parole de l’un contre celle de l’autre.

Mais ce mardi, après s’être entretenu avec son avocate, l’accusé a décidé de changer de version. Oui, il a bien eu des relations avec la jeune fille âgée de 13 ans au moment des faits. Des rapports chaque semaine durant les deux mois où elle a résidé chez lui courant 2009.

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Alors que la présidente lui faisait remarquer la grande différence d’âge, l’homme a acquiescé : “c’est vrai. Mais j’en avais vraiment envie”

Des propos qui ont fait bondir les parents de la plaignante, qui furent des amis proches de l’accusé. “J’ai entendu parler de Satan. Aujourd’hui, je le vois de mes propres yeux. Satan, c’est lui “, a lâché le père, remonté.  

> “Il ne réparera jamais ce qu’il lui a fait”

Reste que le sexagénaire a assuré que tous deux étaient d’accord pour cette relation. “Il s’est convaincu qu’elle était consentante en dépit de leur écart d’âges. Il a confondu certaines choses. C’est d’ordre psychiatrique“, a indiqué son avocate, Me Anabelle Roy-Cross, en marge de l’audience.

La plaignante a, elle, réaffirmé avoir été abusée et a trouvé “encore plus dégueulasse” qu’il lui prête une relation consentie.

Il essaye de montrer à sa famille qu’il est capable de demander pardon mais cela n’atteint pas son but“, a déclaré l’avocate de la jeune femme, Me Marie Eftimie-Spitz, “il ne réparera jamais ce qu’il lui a fait et surtout pas avec des mensonges supplémentaires aujourd’hui qui ternissent la réputation de la victime“.

Après deux heures de délibérations, le jury l’a finalement condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Alors que le sexagénaire n’avait jamais été emprisonné un seul jour depuis le début de l’affaire, il a été écroué à la maison d’arrêt dès le rendu du jugement.

J-B. C. 

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