samedi 6 juin 2020
A VOIR

|

Affaire Sainte Thérèse : comment les signalements sont remontés jusqu’à la justice

Publié le

Publié le 07/03/2019 à 17:25 - Mise à jour le 13/06/2019 à 13:08
Lecture 2 minutes

C’est à la paroisse de Sainte Thérèse que les faits auraient eu lieu, à l’époque où les deux victimes étaient encore mineures. Aujourd’hui âgés de plus de 18 ans, les jeunes ont décidé de parler. Ils se sont confiés à leurs parents qui ont pris contact avec la CIRCAS (Commission Interdiocésaine de Recours en Cas d’Abus Sexuel), la commission de recours en cas d’abus sexuels. Un organisme créé spécifiquement pour dénoncer des abus au sein de l’église.

« Je ne sais pas quel est l’événement exact qui a déclenché le fait qu’ils veuillent parler, mais il semble que c’est parce qu’ils veulent que ça s’arrête, qu’il n’y ait pas d’autres victimes. Maintenant, c’est à la justice de déterminer s’il s’agit vraiment de cas d’abus sexuels tels que déterminés par la loi, mais il y a tout de même quelques faits qui montrent qu’il faut s’en inquiéter et ne pas laisser courir. (…) Ils parlent de caresses, ils n’ont pas parlé de pénétration. C’est pour ça que je dis que c’est à la justice de faire son enquête. Peut-être qu’il y a des choses que les jeunes n’ont pas voulu nous dire » explique Antoinette Duchek Kohumoetini, présidente de la CIRCAS.

Trois jours plus tard, le 29 janvier, la CIRCAS déposait un signalement sur le bureau du procureur. Elle informait aussi Monseigneur Cottanceau, qui affirme avoir été très choqué par la nouvelle. Il a rencontré le père des victimes et le prêtre accusé : « Le père, lui, clame son innocence, et les victimes et leur père font état de ce qui s’est passé comme étant un lieu de souffrance et de déni de dignité qui a eu un impact important pour les jeunes. (…) Pour l’instant, il ne m’appartient pas de dire qui est coupable ou innocent. Je laisse à la justice le soin de déclarer les résultats de leur enquête, et en fonction de ces résultats, l’église prévoit un certain nombre de procédures à mettre en place ». Le père Cottanceau, par principe de précaution, a tout de même provisoirement confié la paroisse a un autre homme d’église.

Les deux victimes, elles, ont finalement déposé plainte, et hier matin, la DSP a placé le prêtre en garde à vue. Une perquisition a également été menée à son domicile. Elle a permis de révéler que le prêtre possédait dans son ordinateur des photos et vidéos pornographiques de très jeunes adultes, probablement mineurs.

Le prêtre restera en garde à vue au pire jusqu’à samedi matin. Ses paroissiens ont lancé une pétition pour lui apporter leur confiance et leur soutien.
 

Rédaction web avec Tamara Sentis et Sam Teinaore

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

TraceTogether, Stop Covid, Firiora… le numérique dans la lutte...

En métropole, le gouvernement lance son application Stop Covid ce mardi. La Commission nationale de l’informatique et des libertés a donné un avis favorable au déploiement de cet outil. Aucune obligation de télécharger Stop Covid, pas de géolocalisation des utilisateurs ni de recueil de vos données assure le gouvernement.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV