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Affaire du cimetière d’Orofara: délibéré le 7 septembre

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Publié le 19/04/2017 à 15:45 - Mise à jour le 21/06/2019 à 12:19
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Entre 2003 et 2005, près de 16 millions de francs avaient été payés en loyers par la commune de Mahina à Joinville Pomare, via son fils Pascal, pour la location de deux terrains servant à accueillir le nouveau cimetière municipal  et le centre d’enfouissement technique.

Sauf que ces parcelles n’appartenaient pas au descendant de la famille royale mais au Pays qui, de surcroit, les avait mises gracieusement à la disposition de la commune. Ce que, pour l’accusation comme pour la partie civile, Emile Vernaudon et Joinville Pomare ne pouvaient ignorer.

Pour Me Myriam Toudji, qui représente la mairie de Mahina « L’infraction consiste à signer des conventions fictives et à obtenir ainsi des deniers publics qui ont été transmis à des personnes qui avaient aucune raison de les recevoir ».

Joinville Pomare a lui campé sur ses positions, martelant à la barre que ces terres lui revenaient bel et bien, quelles que soient les décisions de justice les concernant. « Nos propriétés nous appartiennent, nous avons fait des locations légitimes à la commune et nous n’avons aucunement détourné des fonds publics » se défend Joinville Pomare.

Quant à l’ex tavana de Mahina, il s’est défendu de toute entente, assurant qu’il avait signé ces conventions pour accélérer la réalisation du nouveau cimetière attendu par la population. D’autant que pour lui, la tutelle n’avait rien trouvé à y redire. « C’est un dossier qui a été fait en bonne et due forme sous le contrôle de l’Etat. Et le cimetière aujourd’hui, tout le monde en est content. Et c’est moi qui écope encore de cela. je suis pas d’accord. On en devient presque révolutionnaire devant tout ce qui se passe. » s’insurge Emile Vernaudon.

Des affirmations infondées selon l’avocate de la mairie de Mahina, Me Toudji. « Des 2004, le trésorier des Îles sous le Vent, a suspendu les versements de cette convention. »

Le procureur général a requis la condamnation des deux hommes, de même que celle de trois de leurs proches renvoyés dans le dossier, en laissant le soin à la cour de décider du quantum de la peine.

En première instance, Emile Vernaudon et Joinville Pomare avaient écopé de 18 mois de prison avec sursis et de trois ans de privation des droits civiques. Le délibéré sera rendu le 7 septembre prochain.
 
 

JB Calvas

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